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Source : JerusalemPost.

Reportage : Gil Hoffman.

Adaptation : AFIAE «lesamisdisrael»


 

Le plan Mofaz

 

 

Le numéro 2 de Kadima, Shaoul Mofaz, a présenté, dimanche, son "nouveau plan diplomatique pour la formation d'un Etat palestinien dans 60 % de la Judée-Samarie", qui serait suivie de "négociations définitives au sujet des frontières".

"Le gouvernement et le Premier ministre n'ont aucun plan", dit Mofaz. "Nous attendons, mais ne voyons aucune issue. Depuis les six derniers mois, le Premier ministre n'a rien fait pour changer la situation. Un Premier ministre sans aucun horizon diplomatique nuit à la capacité israélienne de parvenir à la sécurité et la stabilité. En tant qu'ancien chef d'état-major et ministre de la Défense, je peux vous dire que nous nous trouvons dans une situation dangereuse. Le temps ne joue pas en notre faveur. L'Iran se renforce, le Hezbollah se réarme, le Hamas se prépare à la prochaine étape et Al-Qaïda alimente ses bases de soutien. De plus en plus de pays envisagent la solution d'un Etat binational. Israël est vu comme un élément insubordonné, opposé à trouver une solution au conflit. Il est temps de prendre des décisions. En tant que candidat pour diriger le pays, je ressentais le besoin de présenter un plan. Un leader ne peut pas rester silencieux alors que le Premier ministre, lui, ne présente aucune vision pour l'avenir."

Mofaz a appelé à la création d'un Etat démilitarisé, qui fixerait les frontières israéliennes définitives.

"Israël dirigera et ne sera pas dirigé", a-t-il poursuivi. "Nous cesserons d'occuper une autre nation. Nous devons renforcer la position israélienne sur la scène internationale. La première étape étant l'établissement d'un Etat palestinien sur 60 % des terres de Judée-Samarie et Gaza. 90 % des Palestiniens y vivront et aucune implantation ne sera évacuée."

Au moment de créer l'Etat palestinien démilitarisé, Mofaz estime que les frontières permanentes seront négociées, et des lois de compensations des évacuations israéliennes seront décrétées. Puis, les deux entités pourront signer des accords sur des sujets cruciaux tels que la question des réfugiés, Jérusalem et les frontières.

Si la première étape doit être unilatérale, la seconde exigera un référendum avant d'être mise en application, précise le député. "Je ne crois en aucune autre voie que celle du dialogue. Et toute tentative de l'éviter nuira au pays."

Concernant le plan Annapolis, Mofaz continue : "Je n'ai aucun objectif politique à partir de ce plan. Mais si Netanyahou ne le met pas en application, je le ferai une fois que je serai Premier ministre. J'ai salué Annapolis. Mais je m'oppose à l'approche du 'tout ou rien'."

Mofaz précise, par ailleurs, qu'il a consulté le président Shimon Peres et le ministre de la Défense, Ehoud Barak, qui approuvent ses déclarations. "J'estime que ce plan est juste en termes stratégiques, pour aujourd'hui et pour demain."

"En fin de compte, les Palestiniens obtiendront pratiquement tous les territoires de 1967. Nous conserverons seulement les blocs de notre frontière Est, où vivent 228 000 Israéliens. En ce qui concerne les 62 000 autres, nous devrons les reloger dans le Néguev et la Galilée", conclut-il.

 

Tag(s) : #Actualité-évènement-politique

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