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Source : Haaretz.com.

Cliché : jssnews.

Adaptation : France Israel Amities Echanges.

 

 


 

L’Institut américain pour la Science et la Sécurité Internationale (INTEL) apporte la preuve, avec des photos satellites à l’appui, que les soupçons de l’existence d’une installation nucléaire, bombardée par l’aviation israélienne, est une usine de conversion d'uranium.

Ce rapport intervient alors que la Syrie continue d'affirmer que le site Dair Alzour bombardé dans un raid aérien de 2007 n'était pas une installation nucléaire, tout en continuant également à interdire aux scientifiques des Nations Unies d'inspecter le site, alors que la dernière visite a eu lieu en 2008.

Fin décembre 2010, le journal Haaretz a cité un reportage du journal allemand « Süddeutsche Zeitung », alléguant que trois nouvelles unités du site prétendument bombardé par Israël en 2007 avait été découvertes.

Ce mercredi, cependant, l'Institut de Washington pour la science et de la sécurité internationale cité dans un autre article du Süddeutsche Zeitung annonce que des images satellites récentes ont montré l'un des sites qui est un «petit établissement de conversion d'uranium», ajoutant que l’unité était "en relation fonctionnelle" avec le réacteur qu'Israël aurait détruit en 2007.

L’information concernant l’existence d’une infrastructure située à l’extérieur de la ville de Marj al Sultan, près de Damas, a précisé que l'établissement était destiné au "traitement de l'uranium en tétra fluorure d'uranium (UF4)."

«Cette installation pourrait avoir des liens avec le processus de fabrication de combustible pour le projet de réacteur Kibar, affirme le rapport, citant ainsi l'emplacement du réacteur qu’Israël a bombardé.

L’ISIS affirme, en outre, que les photos ont également démontré les tentatives de dissimulation par les autorités syriennes de leurs essais nucléaires.

L'année dernière, les États-Unis avaient mis en garde la Syrie. Ce vendredi celle-ci s'expose à des mesures de mise en demeure des autorités onusiennes chargées de la surveillance nucléaire si elle continue d’interdire l’accès aux inspecteurs à un site suspecté d’activités nucléaires dans le désert.

Les rapports du renseignement américain ont indiqué que c'était l’installation d’un réacteur nord-coréen conçu pour produire du carburant à une bombe. La Syrie, alliée de l'Iran qui est lui-même sous contrôle de l'AIEA pour son processus d'enrichissement d'uranium, nie empêcher le travail des inspecteurs nucléaires.

Glyn Davies, représentant de Washington auprès de l'AIEA, a déclaré dans un discours publié sur le site de la mission des États-Unis qu'il était "urgent et essentiel" que la Syrie permette aux inspecteurs de l'ONU d’accéder aux sites, au personnel et au matériel.

«En l'absence d'action ferme de la Syrie à coopérer pleinement avec l'AIEA, nous nous approchons rapidement d'une situation où le conseil d'administration (AIEA) (d'administration) et le secrétariat doit envisager toutes les mesures d’autorité prévues ...," a t-il ajouté.

Davies a précisé que déjà cette année un certain nombre de pays ont commencé à se demander si le moment était venu de donner à l'AIEA les moyens de mettre en place une "inspection spéciale" pour permettre à ses inspecteurs d'examiner ailleurs sur le territoire syrien à bref délai.

Le siège viennois de cet organisme affilié à l'ONU a eu pour la dernière fois recours à une telle prérogative en 1993 vis à vis de la Corée du Nord, qui avait toujours refusé l'accès aux inspections et qui plus tard a pu développer l’arme nucléaire en secret.

Il est peu probable que la Syrie accepte une inspection spéciale. Les diplomates et les analystes estiment que l'AIEA ne choisira pas l'escalade à un moment de tensions croissantes avec l'Iran, que l'Occident soupçonne de chercher à se procurer l’arme nucléaire.

Tag(s) : #Actualité-évènement-politique

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