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source : www.theisraelproject.orggay-il-1.jpg
Article publié le 15 avril 2010.
Contact: Jennifer Laszlo Mizrahi:jenniferm@theisraelproject.org
Laura Kam: laurak@theisraelproject.org


En seulement 60 ans d’existence, Israël est devenu l'un des pays les plus progressistes au monde et le plus tolérant du Moyen Orient grâce à sa législation envers les minorités sexuelles et la garantie de leurs droits civils et personnels.
Plusieurs raisons ont amené Israël à soutenir sa communauté homosexuelle et lesbienne. Premièrement, la famille est une institution fondamentale de la société juive israélienne et que les parents auraient plutôt tendance à accepter leurs enfants lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels (LGBT) que de laisser l'homophobie détruire l'unité familiale.

Du fait qu'Israël est un si petit pays, les LGBT ne se trouvent jamais, socialement ou géographiquement, éloignés de leurs familles; un réseau fort de relations sociales empêche l’anonymat.  Persécutés pendant des siècles, les Juifs comprennent la situation des homosexuels, qui firent également l’objet de persécutions durant la période de l'Holocauste. De plus, la constante menace d’une attaque par les pays voisins, fait de l'unité nationale une priorité majeure d’Israël. Les différences mineures telle l’orientation sexuelle importe peu. En outre, Israël est à bien des égards une société occidentale et a par conséquent une perspective plus libérale que ses voisins du Moyen Orient sur un grand nombre de questions, y compris sur la sexualité. Enfin, en tant que société démocratique et surtout laïque, Israël est un modèle de promotion des droits pour tous ses citoyens, indépendamment de leur sexe, religion ou race.

Les droits des gays sont, tout d'abord et avant tout, protégés par la loi. Les mariages entre homosexuels – contractés en dehors Israël – sont reconnus par l'État et les couples de même sexe ont le droit d'adopter des enfants. Les homosexuels peuvent servir dans l'armée. La chirurgie de changement de sexe est légale et ouvertement pratiquée. La communauté gay est de plus en plus acceptée par la société israélienne, dans la vie politique, juridique, militaire et culturelle.

La ville de Tel Aviv (cf. section Tel Aviv) possède une des communautés homosexuelles des plus florissantes du monde.
En raison de ces libertés – et de l'intolérance vis-à-vis des homosexuels dans les pays musulmans et entités telles que les territoires contrôlées par l'Autorité palestinienne (A. P.) – Israël est devenu un asile pour les homosexuels palestiniens qui fuient la persécution (cf. section comparaisons régionales) en Cisjordanie et dans la bande de Gaza où ils sont soumis à de graves maltraitance de la part de leurs familles, leurs communautés, du Hamas et de l'Autorité palestinienne.
Il existe en Israël une opposition à la communauté gay, venant principalement des membres de la communauté ultra orthodoxe et des groupes religieux ultra orthodoxes à la Knesset(Parlement israélien).
Quand des protestations ont surgi contre le projet de marche des fiertés LGBT dans les rues de Jérusalem en 2006, la pression exercée par la communauté ultra orthodoxe et les rabbins ultra orthodoxes a réussi à transformer le défilé en un rassemblement au sein du stade de l'université hébraïque de Jérusalem. En outre, des membres de groupes religieux à la Knesset ont fait des déclarations désobligeantes à l'égard des homosexuels et certains groupes ont tenté, en vain, d'entraver la législation accordant l’égalité des droits à la communauté homosexuelle.

En réponse à la franche opposition de la communauté orthodoxe, certains de ses membres qui sont eux mêmes homosexuels ont lancé un site Internet, en février dernier, destiné à fournir une aide et des conseils aux homosexuels juifs religieux. Un des fondateurs de ce site HOD (acronyme hébreu pour homosexuels religieux) est un rabbin ouvertement homosexuel.

Les homosexuels occupent des postes dans la vie publique, à la Knesset et dans les tribunaux municipaux. Par exemple:
En 2002, Dr. Uzi Even est devenu le premier député ouvertement homosexuel de la Knesset. En 2006, Even, qui n'est plus député à la Knesset aujourd'hui, a quitté le Parti de gauche Meretz pour le Parti travailliste plus centriste.
En 1998, Michal Eden a été élu au Conseil municipal de Tel Aviv, devenant la première femme ouvertement lesbienne élue en Israël.
En 2003, Saar Netanel, membre du Conseil de la ville de Jérusalem et membre du Parti Meretz, est devenu le premier membre ouvertement homosexuel élu à un Conseil municipal en Israël.
Cette même année, Etai Pinkas a été élu au Conseil municipal de Tel Aviv, remplaçant Michal Eden. Pinkas est un ancien conseiller du Parti Meretz.

Au cours des vingt dernières années, les droits des homosexuels en Israël ont juridiquement et politiquement considérablement progressé. En plus de la reconnaissance des mariages homosexuels contractés en dehors du pays et de la légalisation des adoptions par des couples de même sexe , il existe de nombreux autres exemples de lois destinées à faire avancer les droits des homosexuels. Par exemple:
 Le 12 février 2008: Le gouvernement israélien accorde aux couples d'homosexuels et de lesbiennes les mêmes droits d'adoption qu'aux couples hétérosexuels. Auparavant, les homosexuels et lesbiennes ne pouvaient adopter seulement des enfants de leur propre descendance biologique.
En mars 2007: le ministère de l'éducation reconnaît l'organisation israélienne de la jeunesse homosexuelle (JHI) et cette reconnaissance permet à l'organisation de recevoir des fonds du gouvernement. L'JHI fondée par l'Association des homosexuels, lesbiennes, bisexuels et transsexuels (La Agouda) en 2002, est une organisation bénévole de soutien aux jeunes homosexuels âgés de 15-23 ans.
En janvier 2007: Dans les registres de mariages du ministère de l'Intérieur de Jérusalem est enregistré le premier mariage entre deux homosexuels: celui d'Avi et Binyamin Rose
La Haute Cour de justice (la Cour suprême d'Israël) a crée une jurisprudence en décidant que les mariages civils de cinq couples homosexuels s'étant mariés au Canada pouvaient être enregistrés en Israël. (Les Roses, mariés en juin 2006, ne faisaient pas partie de ces cinq couples.)
En juillet 2003: la municipalité de Tel Aviv accordait aux couples homosexuels les mêmes réductions que celles accordés aux couples hétérosexuels en matière d'activités culturelles, sportives et autres.
En 1998: les conjoints de même sexe se voient accordés les droits à la pension par la Commission du service civil.
En 1997: La Haute Cour de justice renverse une décision du ministre de l'éducation, Zevouloun Hammer, membre du Parti national religieux (" Mafdal "), d'interdire une émission de télévision sur les adolescents homosexuels.
gay-il-3.jpgEn novembre 1994: la Haute Cour de justice accordait, au conjoint d'un employé de la compagnie aérienne El Al, les pleins avantages d'époux, ouvrant ainsi la voie de l'égalité des avantages à d'autres couples de même sexe.
En 1993: l'ancien député de la Knesset, Yael Dayan, fondait à la Knesset un sous-comité chargé des questions concernant les lesbiennes, les homosexuels et les bisexuels.
La même année, l’armée israélienne implémentait une politique anti-discriminatoire après que le Dr Uzi Even, officier dans l'armée, eut témoigné à la Knesset avoir été congédié suite à la découverte son homosexualité. Even est devenu le premier membre de la Knesset ouvertement homosexuel.
En 1992: la Knesset interdit toute discrimination fondée sur l'orientation sexuelle dans les lieux de travail.
Le 22 mars 1988: la Knesset décriminalise l'homosexualité.         
En 1975: La première organisation israélienne pour les homosexuels: la Société pour la protection des droits personnels (SPDP), est fondée. Aujourd'hui, l'organisation est connue sous le nom d'Association des homosexuels, lesbiennes, bisexuels et transsexuels (La Agouda). 

L'armée joue un rôle important en Israël; la société considère le service militaire comme partie intégrante du devoir de chaque citoyen. Le service militaire est obligatoire pour presque tous les Israéliens. (Arabes israéliens et Juifs orthodoxes sont exemptés de service.)
En Israël, les homosexuels et les lesbiennes servent dans l'armée. Contrairement à l'armée américaine, Israël n'a pas de politique du type "Ne pose pas de questions, ne raconte pas". Il n'existe aucune restriction quant au recrutement, à l'avancement et au placement des homosexuels et lesbiennes dans l'armée.  L'armée israélienne est une des 24 armées du monde à permettre ouvertement aux homosexuels et lesbiennes de faire leur service militaire.
Dans une étude menée en 2007, à l'université de Californie - Santa Barbara sur 17 soldats hétérosexuels de l’armée israélienne, seuls deux ont déclaré qu'ils auraient eu du mal à accepter de servir sous les ordres d'un commandant homosexuel et trois ont mentionné qu'ils ressentiraient un certain malaise à prendre une douche avec des collègues homosexuels. En règle générale, aucun n'a vu d'inconvénient à ce que les homosexuels servent dans l'armée. "
Les films israéliens, comme "Yossi et Jagger" et "The Bubble"(La bulle) explore fréquemment la question des homosexuels dans l'armée.
En 1993, l’armée israélienne interdisait toute discrimination contre les homosexuels.

La culture gay :Il n'y a  pas de meilleur endroit dans le monde qu' Israël pour être homosexuel … la culture "gay" en Israël n'est pas "marginale" ou "alternative" comme elle l'est  à New York, par exemple. Au contraire, dans les endroits ou nous sommes intégrés, nous le sommes pleinement. Gal Uchovsky, producteur homosexuel israélien du film “The Bubble”
Les homosexuels sont entrés dans le courant de la culture israélienne. Les thèmes gay se sont répandus au cinéma, dans la musique, à la télévision et dans la littérature. Tel Aviv offre une scène trépidante aux homosexuels avec son vaste choix de bars, clubs et saunas pour homosexuels.
Le chanteur israélien Ivri Lider et le metteur en scène Eytan Fox ont été choisis par Out, un magazine américain qui s'adresse aux communautés homosexuelles et lesbiennes, comme faisant partie des 100 homosexuels les plus importants du monde.
En 1998, une chanteuse israélienne transsexuelle, Dana International, a représenté Israël au concours de l' Eurovision et a gagné le premier Prix. Dans un sondage, 80 pour cent des Israéliens en ont parlé comme " d'une représentante d'Israël à juste titre."
Selon le journal San Francisco Chronicle, de nombreux films israéliens faits pour la télévision présentent des intrigues homosexuelles. Parmi les films les plus populaires en Israël, il faut compter ceux qui traitent de thèmes gay : "Tu marcheras sur l'eau," "Yossi et Jagger" et "La bulle".

Tel Aviv est le centre des affaires et de la culture en Israël. Le magazine Out parle de la ville comme de “la capitale des homosexuels au Moyen Orient.” Mais, les fonctionnaires du ministère du tourisme ont de plus grands projets: Ils veulent faire de Tel Aviv « la »capitale des homosexuels du monde et l'une des destinations touristiques les plus attrayantes de la communauté internationale homosexuelle et lesbienne.
Depuis les années 1990, Tel Aviv accueille la plus grande parade homosexuelle d'Israël; environ 20 000 personnes y ont assisté en 2007.
Tel Aviv abrite le foyer Beit Dror, seul refuge d'urgence, en Israël, aux adolescents LGBT qui ont été rejetés par leurs familles à cause de leur orientation sexuelle.
La vie nocturne de la communauté "gay" à Tel Aviv rivalise avec celle de New York et Londres, avec ses nombreux bars et clubs pour homosexuels et lesbiennes ouverts jusqu'au matin.

Comparativement aux pays arabes voisins, Israël est bien plus tolérant et accepte les homosexuels. Alors qu'en Israël l'homosexualité est légale et que les homosexuels jouissent d'une protection juridique, elle est totalement interdite et même illégale au Liban, en Libye, en Syrie, en Iran et en Arabie saoudite.
En Iran, les homosexuels et les lesbiennes sont condamnés à mort et pendus en public. En Arabie saoudite, la peine varie entre la prison et la flagellation à mort. En Syrie, les homosexuels et les lesbiennes sont soumis à trois ans de prison. Bien que techniquement légale en Jordanie et dans les territoires palestiniens, les homosexuels ne sont pas légalement protégés contre la discrimination et les crimes de haine. Les homosexuels en Jordanie cherchent souvent asile dans d'autres pays et sont souvent agressées par les membres de leur famille ou assassinés dans le cadre de "crimes d'honneur"” - commis par des proches parents, généralement contre les femmes, qui sont perçues comme ayant terni la réputation de la famille. Les femmes sont tuées, entre autres raisons, quand elle contracte un mariage sans le consentement de leur famille, embrasse la culture occidentale, commette l'adultère, refuse un mariage arrangé ou quand elles ont été violées.
Les homosexuels palestiniens cherchent fréquemment asile en Israël, craignant pour leur gay-il-2.jpgsécurité en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où ils sont torturés par l'Autorité palestinienne et le Hamas.
L'A.P. considère les homosexuels comme des collaborateurs d’Israël . Les exemples d'homosexuels palestiniens ayant été aidés par Israël afin d’échapper à la persécution  abondent. Par exemple:
En mars 2008, l’armée israélienne a accordé un permis de séjour temporaire à un Palestinien âgé de 33 ans après qu'il ait raconté avoir été menacé de mort par d'autres Palestiniens. Ce jeune homme avait fait appel au gouvernement israélien pendant de nombreuses années afin de vivre à Tel Aviv avec son partenaire israélien avec lequel il avait des relations depuis huit ans.
Un jeune Palestinien de 22 ans a failli être tué par sa famille lorsque celle-ci a découvert qu'il était homosexuel. Après que son frère l'ait attaché et battu, la mère a réussi à le détacher afin qu'il puisse s'échapper avant que son père ne le tue. Après avoir été pourchassé par sa famille, le jeune homme s'est enfui de Gaza et est passé en Israël.
Un jeune Américain homosexuel vivant avec son petit ami en Cisjordanie a fui en Israël après avoir trouvé sous sa porte une lettre de la Cour islamique dans laquelle étaient "énumérées les cinq peines de mort prévues par l'Islam pour homosexualité, dont la lapidation et le feu.
En 2003, 300 homosexuels palestiniens vivaient et travaillaient secrètement en Israël.
D'après Shaul Ganon, ancien membre de l'Association des LGBT israéliens fondée à Tel Aviv: "depuis le début de la deuxième Intifada palestinienne en 2000, la police palestinienne applique la loi islamique et il est devenu pratiquement impossible d'être ouvertement homosexuel dans les territoires contrôlés par l'A.P.”

Pour plus d'informations sur le statut légal des communautés lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles à travers le monde, consultez Amnesty International’s Interactive Map ou Sexual Minorities and the Law: a World Survey.

Tag(s) : #Actualité-évènement-politique

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