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  BEN HARTMAN
JERUSALEM POST

Le procès pénal du terroriste juif présumé, Yaacov "Jake" Teitel, s'est ouvert devant le tribunal de Jérusalem, mercredi 8 décembre. Les familles des victimes de Teitel sont venues faire face au suspect.Le président a cependant décidé de reporter la lecture de l'acte d'accusation contre Teitel au 10 janvier : son avocat, Adi Keitar, accomplit actuellement son service de réserve à l'armée.Une vague d'incompréhension a secoué la foule lors de l'audience, alors que Teitel refusait de se lever à la demande du juge Tsvi Segel. Le suspect aurait dû entendre les accusations portées contre lui debout. Au juge qui insiste pour qu'il se redresse, Teitel répond : "Je vous entends d'ici." Avec complaisance, l'homme de loi poursuit la lecture de l'acte d'exécution des procédures, sans inculper Teitel pour outrage à la Cour.

Conduit au tribunal par trois gardes, c'est le sourire aux lèvres que Teitel a traversé la foule des journalistes. Ses doigts forment le "V" de la victoire alors qu'il arpente le couloir jusqu'au box des accusés. Dans la salle d'audience, des proches de Samir Baldisi, le chauffeur de taxi qu'il est soupçonné avoir assassiné en 1997, lui crient "trash". Teitel sourit silencieusement à ce cri. Il répète toujours la même chose aux reporters qui l'assaillent devant le palais de justice : "Dieu est le roi, Dieu est le roi", en hébreu.

 


Un long combat pour les familles

La partie civile réclame un dédommagement de 2 millions d'euros pour les familles des victimes présumées de Teitel. Parmi elles, Ami Ortiz, 15 ans, grièvement blessé par une bombe artisanale que Teitel aurait déposée devant sa maison, et Samir Baldisi, un chauffeur de taxi de Jérusalem-Est assassiné en 1997. Le père d'Ami, David, dirige une congrégation juive messianique à Ariel. Il déclare au Jerusalem Post que sa femme et lui assistent à l'audience car "il est important pour [Teitel] de voir que nous sommes encore ici. Nous sommes encore en vie et il ne réussira pas à nous détruire".

Après l'ajournement de l'audience, David confie : "Ce n'est pas tous les jours que vous voyez un assassin professionnel, ce n'est pas tous les jours que vous voyez l'homme qui a tenté d'assassiner votre famille." Il ajoute qu'il est très encourageant de voir la justice à l'œuvre. Léa, la mère d'Adi, précise : "Mon cœur bat depuis 5h30 ce matin. Être ici me rappelle ce matin-là".

Tag(s) : #Actualité-évènement-politique

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