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Source : Israel 21c

Reportage : Karin Kloosterman.

Adaptation : AFIAE «lesamisdisrael»

 


Ce sont sans doute le désert et les dunes d'Israël qui ont inspiré le professeur Yair Ein Eli dans la création de cette batterie qui dure des milliers d'heures et dont la source d'énergie au silicium peut retourner parmi les sables lorsque celle-ci est en fin de vie.

Les recherches ont été menées au Technion de Haïfa et ont été récemment révélées dans la presse scientifique. L'article montre comment ce nouveau prototype de batterie électrochimique portative produit pour des milliers d'heures d'énergie à partir d'une source abondante et non polluante.

De très petite dimension cet accumulateur pourrait remplacer les batteries utilisées dans des prothèses auditives. Ce procédé permet d'imaginer la multiplication par deux voir trois de la durée d'utilisation des batteries d'ordinateurs portables, leur permettant de fonctionner durant des centaines d'heures sur une charge simple. Finalement cette solution pourrait permettre de créer un nouveau genre de batterie pour les voitures électriques et les panneaux solaires, voire une source d'énergie pour des stations spatiales sur la lune.

La technologie pourra être employée dans de petits dispositifs dans deux ou trois années. Pour le reste « ceci prendrait environ 10 ans». Le professeur Ein Eli a développé la technologie de cette batterie depuis deux ans et demi et a travaillé sur la recherche de l'énergie dans le silicium pendant environ huit années.

Une nouvelle alternative aux utilisateurs de prothèse auditive.

A base de silicium la batterie fonctionne grâce à un matériau abondant qui peut retourenr à son état naturel. La batterie peut être entreposée pendant des années avant d'être utilisée.

« Nous avons prouvé qu'à 600 heures que seulement une énergie de 10 pour cent du prototype a été utilisée. Ainsi nous parlons de 6.000 heures, » dit le professeur.

La technologie d'Ein-Eli, créée en collaboration avec le professeur Digby Macdonald de l'université d'Etat de Pennsylvanie et le professeur Rika Hagiwara de l'université de Kyoto au Japon, offre une alternative entièrement nouvelle aux batteries d'aujourd'hui de zinc ou de lithium-ion ce qui est un véritable progès pour les utilisateurs de prothèse auditive.

Avec une autonomie qui ne dure que deux ou trois semaines, les gens qui portent ces prothèses doivent emporter avec eux un approvisionnement en batteries aussi impotant qu'une boîte de pilules. Pire, elles ne fonctionnent pas correctement en zone d'humidité extrême comme à Singapour, ou dans les régions de sécheresse extrême, comme en Arizona.

Les batteries classiques au zinc, comme celles fabriquées par Duracell, sont conçues à partir de deux électrodes, d'une cathode et d'une anode, qui sont séparées par des ions. Avec la solution d'Ein-Eli, seulement une électrode est nécessaire, et il y a donc plus de puissance. Dans cette batterie, l'oxygène interne traverse une membrane pour agir en interaction avec du silicium oxydé. Ce matériel stable, inerte, léger et non-toxique est riche en énergie et devient inerte après que le combustible soit épuisé.

Pour l'instant, la batterie n'est pas rechargeable, mais le fait qu'elle puisse durer des milliers d'heures la rend attrayante aux compagnies sur le marché de la petite électronique.

Ein-Eli travaille actuellement à développer le produit, il pense qu'en trois ou quatre ans cette batterie sera rechargeable. C'est un rêve, dit il, mais les « rêves peuvent devenir réalité si vous y travaillez. »

 

Tag(s) : #science-recherche-médecine

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