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Peu de chanteurs de musique pop israéliens ont autant de succès au niveau international qu'Idan Raichel. Depuis l'explosion provoquée par la sortie de son premier album éponyme "Project" sorti en 2002, les quatre coins du globe s'arrachent le jeune artiste de 31 ans.

Les plus grands festivals musicaux le réclament tandis qu'il est accueilli dans de prestigieuses salles de concert, raflant entre-temps quelques récompenses notables.

Avec le "Idan Raichel Project", un grand coup d'air frais a parcouru la scène musicale pop ethnique.

Raichel a en effet été le premier artiste sabra (Juif né en Israël) à oser s'emparer des vibrations culturelles et du talent des Israéliens éthiopiens pour les fondre avec des mélodies et des rythmes occidentaux. Un mélange grisant dont les charmes ont vite fait de s'exporter hors des frontières du petit Etat hébreu.

En 2005, avec Mimaamakim, son deuxième disque, l'artiste enrichit encore les mixtures musicales de ses chansons pop ethniques en incorporant dans ses morceaux des sons yéménites et arabes, sur lesquels ils posent des paroles en Tigrinya, langue érythréenne parlée par certains nouveaux immigrants éthiopiens.

Trois ans et un Best-of plus tard, Raichel sort son troisième album, Bein Kirot Beiti (Entre mes murs). Quand on sait que le chanteur est un véritable globe-trotter, on est facilement surpris par ce titre.

Mais il explique : "Je pense que si je n'avais pas été musicien, et que je n'avais pas reçu autant d'aide et de soutien de la part de tant de personnes, c'est certainement ce que j'aurais fait - rester entre mes quatre murs."

Un artiste bien accompagné

Tout au long de son parcours, Raichel a su s'entourer d'une pléthore d'artistes, parmi lesquels le chanteur éthiopien Kabra Kasai, le joueur de kamanche (sorte de violon à long manche originaire des Balkans) Mark Elyahou, le percussionniste Itamar Duari, sans oublier la défunte diva yéménite Shoshana Damari.

En plus de ses dons de musicien, de chanteur et d'arrangeur, Raichel se montre particulièrement habile lorsqu'il s'agit d'exploiter le talent des autres, même quand ceux-ci sont des artistes aux horizons musicaux différents du sien.

La preuve dans Bein Kirot Beiti, dont les chansons mettent en valeur la mixité culturelle musicale, grâce à la contribution de plusieurs artistes étrangers : la chanteuse capverdienne Marya Andrade, la cantatrice espagnole d'origine colombienne Marta Gomez, et Somi, un artiste ougandais qui chante en Swahili.

Quant à sa notoriété internationale, l'artiste ne l'explique pas : "Je ne sais absolument pas pourquoi ma musique plaît tant aux Anglais, surtout qu'ils ne comprennent pas les paroles des chansons", explique-t-il.  

Et Raichel continue de refuser l'idée de se mettre à chanter en anglais pour séduire un public encore plus large. "Je sens qu'il faut que je travaille sur mes propres bases. L'anglais n'est pas ma langue ni celle de la plupart des artistes avec qui je collabore."

Mais barrières linguistiques ou pas, Bein Kirot Beiti devrait tout de même permettre à Raichel de continuer à faire voyager le drapeau israélien tout autour du monde.

Source : Barry Davis – JerusalemPost.

Tag(s) : #culture-lire-écouter-voir

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