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 Lassée par des semaines de discussions stériles pour composer un nouveau gouvernement à la suite de la démission de Ehoud Olmert, Tzipi Livni, la nouvelle dirigeante de Kadima, a décidé de demander au président Shimon Peres de faire procéder à de nouvelles élections qui auront lieu, loi électorale oblige avant février 2009.
Avant que les médias ne nous abreuvent de scoops divers et variés il est utile que chacun puisse avoir une connaissance élémentaire du système électoral israélien en matière de choix des députés.
Israël fonctionne sur la base d'un système parlementaire unicaméral (une seule assemblée) de 120 députés élus à la proportionnelle pour un man dat de quatre ans. Le véritable dirigeant du pays est le ou la première(e) ministre qui sera issu(e) des rangs de la iste qui aura réuni le plus grand nombe de députés. Pour cette élection, trois noms semblent sortir du lot dans l'ordre des derniers sondages d'opinions : Benyamin Netanyahu (parti Likoud – droite nationale) ; Tsipi Livni (parti Kadima – centriste) ; Ehud Barak (Parti Avoda – social démocrate).


Le système d'élection à la Knesset.
Le système électoral israélien repose sur la représentation proportionnelle sur la totalité du pays (une seule circonscription). En d'autres termes, le nombre de sièges que chaque liste reçoit à la Knesset (la chambre des députés) est proportionnel au nombre de voix qu'elle a recueillies.
À la différence de la plupart des démocraties parlementaires occidentales, le système en Israël est suivi d'une façon extrême, et la seule limitation pour qu’une liste qui a participé aux élections soit représentée est qu'elle doit passer le seuil de 2% des votants.
Ce processus assez rigoureux est issu de la représentation proportionnelle telle qu’elle existait au moment du yishouv (le foyer national juif – période du mandat britannique de 1919 à 1948).

Cela se justifiait car il y avait (et il y a toujours) un grand nombre de partis en perpétuel changement dus pour l’essentiel à la variété des origines culturelles de la population et aux vagues d’immigration. C’était essentiel à la représentativité maximale des groupes et des avis.
Le système électoral est basé principalement sur deux lois : la loi fondamentale de la Knesset de 1958 et la loi électorale de la Knesset de 1969. Depuis 1992, seuls les partis déclarés peuvent présenter une liste de candidats et participer aux élections. L’article 4 de la loi fondamentale énonce clairement que la Knesset doit être issue des élections nationales, directes, égales, secrètes et proportionnelles.
Le principe de l’élection est d’assurer l’expression et la représentation de chaque citoyen israélien, qui vote à partir de 18 ans, et peut être candidat à partir de 21 ans. Seuls certains officiels en fonction, comme le président de l'Etat, le contrôleur de l’Etat, les juges et les hauts fonctionnaires, ne peuvent ne pas se présenter à l'élection.
Le principe des élections nationales considère Israël comme une circonscription électorale unique pour l'attribution des sièges de députés à la Knesset. Les sièges sont répartis à égalité des voix exprimées pour chaque liste et la Cour Suprême s’assure de l'égalité des chances pour toutes les listes participant aux élections.
Le principe du vote à bulletin secret assure l'équité et empêche toute pression sur les électeurs.

Le principe de la proportionnalité s’applique à toutes les listes qui ont passé le seuil de 2%.
Les élections de la Knesset sont censées avoir lieu tous les quatre ans. La Knesset peut néanmoins décider, à la majorité ordinaire, de se dissoudre et réclamer des élections anticipées. Le premier ministre en exercice en informe le président.
L’élection se joue parmi des listes de candidats. Seulement un parti légalement inscrit au registre des partis, ou une coalition de partis enregistrés, peut présenter une liste de candidats et participer aux élections (par exemple, dans les élections pour la quinzième Knesset, la liste ; «Pour Un Israel » était composée de trois partis ; Parti Travailliste (social démocrate), Gesher (centriste) et Meimad (religieux de gauche)). Un parti non enregistré ou des personnalités peuvent s'ajouter à ces alliances (par exemple, dans les élections pour la quinzième Knesset, les listes unifiées du Parti Arabe Démocratique (Parti Communiste Arabe) parti enregistré et des membres à titre individuels du Mouvement Islamique, un parti non enregistré ont fait une liste commune).
Sont interdites les listes qui agissent directement ou indirectement contre l'existence de l'état d'Israël, qui incitent au racisme, qui soutiennent la lutte armée d'un état ennemi ou d’une organisation terroriste contre l'état d'Israël.
La répartition des sièges se fait par la division du total des voix exprimées par 120 (nombre de députés que compte la Knesset), afin de déterminer à combien de suffrages une liste peut avoir un siège.
les sièges restants sont distribuées aux listes ayant la plus grande moyenne d’électeurs par siège. Pour les spécialistes de droit constitutionnel c’est la méthode dite Hagenbach-Bischoff.

Les candidats de chaque liste sont élus à la Knesset sur la base de l'ordre dans lequel ils apparaissent. Ainsi si un parti reçoit des voix suffisantes pour 10 sièges, les 10 premiers candidats sur sa liste seront députés à la Knesset. Si un membre de la Knesset disparaît ou s’il démissionne son siège revient au prochain de la liste.


Tag(s) : #Actualité-évènement-politique

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