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Suzanne Zynkowski, Thomas Escarbelt, élèves de troisième au collège René Cassin de Loos en Gohelle, assistés de Sylviane Roszak, professeur d'histoire, Florence Chaumorcel, bibliothécaire, et leur amie Jacqueline Lucas ont travaillé sur les histoires liées à la Déportation et à la Résistance. Après avoir lu un article dans la revue Gauheria, l’équipe n’a eu de cesse que de retrouver Marianna Sloma, la fille des époux Tysiak, dix-neuf ans au moment des faits. Même si la maison, où elle habite toujours a été reconstruite depuis, il s'en est passé route de Béthune à Loos-en-Gohelle de 1942 à 1945 ! Au moment où les mesures antisémites se précisaient dans la région et notamment la rafle de Lens du 11 septmebre 1942, Joseph Tysiak, mineur de fond, et sa femme Marianna ont hébergé des enfants juifs. D'abord Abel Kestenberg et Hélène Grunfas. Puis Marie et Norbert Cymbalista dont le père, tailleur à Lens, voulait les sauver de la déportation en Allemagne. Âgés respectivement de sept ans et trois ans en 1942, ils allaient avoir la vie sauve grâce à ce couple catholique, membre du réseau polonais de la Résistance. Marie, qui prendra le prénom de Myriam, et Norbert, ne reverrons jamais leurs parents et ils resteront à Loos-en-Gohelle jusqu'en 1950 avant d'être pris en charge par la communauté juive de Lens. Partis à Paris, ils rejoindront Israël où ils vivent aujourd'hui, dans des kibboutz de la région de Jerusalem. Mais le plus intéressant fut de savoir que Myriam et Norbert étaient toujours en contact avec Marianna. Mieux : ils lui ont rendu visite, elle en 2000 et son frère l'an dernier. » L'histoire ne pouvait en rester là. Lors de sa visite, Myriam, encore traumatisée, recherchait le jardin où la famille Tysiak cachait des explosifs dans les poireaux et surtout la porcherie où elle se dissimulait avec Norbert durant la guerre. Quand la Gestapo débarquait suite à une dénonciation, prévenus par le grincement du portail ils filaient là-haut, au-dessus des cochons, tremblant de peur... Le groupe du collège Cassin a été sensibilisé par cet héroïsme et cette humilité. Myriam et Norbert ont lancé une demande de reconnaissance. Le dossier a été ouvert fin 2007 auprès du Mémorial Yad Vashem, en Israël. Documents officiels et témoignages fiables sont parvenus la semaine dernière. L'avis officiel de la commission de Yad Vashem est attendu dans les prochaines semaines.
Source : Frédéric Camus Les rédactions de La Voix du Nord.



Tag(s) : #Solidarité

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