Samedi 28 mars 2009

   

 « Pourquoi ?


Comprenez-vous pourquoi les pères

A la voix basse, aux mains en douleur

Serrent contre eux leurs fils d'une etreinte aussi tendre ?

Et pourquoi les larmes et la mer

Ont pareillement ce goût de sel ?


Comprenez-vous pourquoi les mères

Dont le coeur tremble, dont les épaules frémissent

Ont le regard de l'océan pour contempler leur fils ?

Et pourquoi les larmes et la mer

Ont pareillement ce goût de sel ?


Parce qu'il leur semble que rien n'a jamais de fin

Bien qu'au bout de toute mer

Se cache une île pour la prunelle

Et que chaque larme ait sa rive. »


Source : Anthologie de la poésie juive - Pierre Haïat - Editions Mazarine, poème traduit de l'hébreu par Francine Kaufmann.


Nathan Yonathan est né en 1923 à Kiev en Ukraine. Il est mort au kibboutz Sarid en Israël en 2004.

Il a passé son enfance à Petah Tikva et a vécu la majeure partie de sa vie au kibboutz Sarid. Il a commencé à écrire en 1940. Titulaire d'une licence en art et en littérature hébraïque, il a enseigné en lycées et en universités, en Israël et aux États-Unis. Il a été rédacteur en chef de la maison d'édition Sifriat Poalim pendant environ vingt années. Il a été membre du conseil d'administration du service de radiodiffusion israélien et président de l'association des écrivains israéliens. Il a reçu le prix de Bialik et le Prix du Premier Ministre. Il a écrit 16 recueils de poèmes, des livres pour enfants et de nombreuses chansons connues du public israélien. Il a eu deux enfants et la mort de son fils Lior lors de la guerre de Kippour en octobre 1973 a influencé son oeuvre. Ce militant de la paix est devenu le porte parole des parents endeuillés par les guerres.

Video source : youtube Eyatn - interprète Marina Blumin - "Shir Eretz".

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Vendredi 27 mars 2009

 
Des chercheurs israéliens du Volcani Institute de Rehovot ont développé un nouveau dispositif qui, connecté sur le tronc d'un arbre, peut envoyer un message en cas de manque d'hydratation. Cette méthode permet à l'exploitant agricole de mettre en marche le système d'irrigation pour que l'arbre demandeur reçoive alors sa juste ration d'eau.

Les chercheurs Eran Raveh et Arieh Nadler, à l'origine de ce processus digne des meilleurs films de science fiction, indiquent que des exploitants de cultures de citrons, de mangues, de bananes et des viticulteurs californiens montrent déjà un intérêt manifeste pour cette technologie qui leur permet d'agir en temps réel.

Les scientifiques estiment que la version finale du système et sa mise en exploitation définitive se fera d'ici trois à quatre ans. Le manque de ressource en eau en Israël oblige à irriguer de façon précise ajoute Eran Raveh. Le dispositif permettra d'économiser trente à quarante pour cent d'eau par rapport aux systèmes d'irrigation actuels. La difficulté jusqu'alors réside dans la manière d'obtenir une évaluation précise du niveau d'humidité dans un arbre ou une plante et cela nécessite de multiples vérifications sur plusieurs dizaines de points. Avec ce système seules trois détecteurs collés sur le tronc ou la branche principale suffisent à évaluer le besoin effectif en eau. Cette information prend la forme d'un  message   qui est transmis en temps réel sur la base de l'exploitant qui régle son réseau d'irrigation en conséquence. Le processus selon ses propriétaires sera bon marché, simple et précis et une seule sonde pourra répondre pour les besoins de vergers de 500 plants.

Source : ISRAEL 21c.org

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Dimanche 22 mars 2009
 

Gaza : de jeunes conscrits parlent.

mis en ligne le samedi 21 mars 2009

par Amos Harel Journal Haaretz

Traduction par Shalom Arshav – La Paix Maintenant


Avant propos de France Israel Amities Echanges :

C'est « l'évènement médiatique » de ces derniers jours pour les médias européens. Plus que l'attentat manqué ce samedi devant un centre commercial de Haïfa avec une voiture pourtant bourrée de 50 kilogrammes d'explosifs, ce sont les témoignages de soldats israéliens engagés dans la tourmente de la guerre de Gaza qui retiennent l'attention de nos chers journalistes et autres polémistes. La gravité des faits rapportés a décidé l'état major de l'armée israélienne a faire ouvrir une enquête sur les faits rapportés.

France Israël Amitiés Echanges, avant que ne se répandent les ignominies habituelles sur l'ensemble des citoyens d'Israël, a décidé de vous permettre de prendre connaissance du document d'origine traduit par les membres de la Paix Maintenant que d'aucun ne pourra taxer de groupe ultrasioniste nationaliste sans être profondément malhonnête voir pire...


Avant propos de La Paix Maintenant :

Comme promis, voici la traduction du document qui fait parler. De jeunes conscrits s’expriment en toute liberté sur ce qu’ils ont vu ou vécu à Gaza. Il ne faut pas s’attendre à des récits de boucherie, mais plutôt à des descriptions de « petits meurtres ordinaires ». Ce qui frappe, au premier abord, c’est la franchise, pour ne pas dire la candeur, de ces jeunes soldats. Certains sont révoltés, d’autres ont un langage quasi désincarné et parlent technique militaire. Ce qui frappe aussi : le décalage entre conscrits et réservistes, et le rôle pour le moins trouble que joue le rabbinat, qui fait passer chez les soldats un message proche du messianisme et de la guerre sainte. La naïveté de ces jeunes soldats, scandalisés qu’une famille palestinienne dont certains membres font partie du Hamas ait pu faire ami-ami avec eux en leur « mentant » (ils sauvaient leur peau, quand même !). Et bien d’autres choses (chacun est libre de tirer ses propres conclusions à partir d’un texte brut comme celui-ci. L’impression qui se dégage est qu’à Gaza, tout était permis et que les supérieurs hiérarchiques ont laissé faire, au mieux. Certains médias, juifs en particulier, préféreront parler des erreurs (réelles) de la presse, par exemple au sujet du vrai-faux bombardement de l’école de l’UNRWA. Mais l‘arbre cache la forêt. Peut-être serait-il temps de regarder les choses en face. La guerre de Gaza a été de la sauvagerie (outre le fait que, sur le plan politique, elle a été inutile, mais c’est une autre histoire). Le discours final, consterné, de l’instructeur en chef de ces jeunes conscrits en dit long.


Ha’aretz, 20 mars 2009
-http://www.haaretz.com/hasen/spages-

Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant

Moins d’un mois après l’opération militaire dans la bande de Gaza [1] , plusieurs dizaines de diplômés du programme de préparation prémilitaire « Itzhak Rabin » étaient réunis au Collège d’Oranim à Kiryat Tivon. Depuis 1998, ce progamme a préparé ses participants à ce qui est considéré comme un service militaire « à contenu ». Nombreux sont ceux qui ont un rôle majeur dans des unités combattantes ou d’élite de l’armée. Le fondateur du programme, Danny Zamir, le dirige encore aujourd’hui et accomplit également ses périodes de réserve en tant que sous-commandant d’un bataillon.

Vendredi 13 février, Zamir avait invité des soldats et des officiers qui avaient suivi son programme pour un long débat sur leurs expériences à Gaza. Ils se sont exprimés ouvertement, mais avec une frustration considérable.

Ce qui suit est composé de longs extraits de la transcription de cette rencontre, publiée mercredi dans le bulletin du programme, Briza. Les noms des soldats ont été modifiés pour préserver leur anonymat. La rédaction de Briza a aussi choisi de ne pas publier certains des détails qui concernent l’identité d’une unité dont la conduite à Gaza s’est révélée problématique.

Danny Zamir : "Ce soir, notre intention n’est pas d’évaluer les résultats et l’importance diplomatico-politique de cette opération, ni des aspects militaires systémiques. Mais un débat est nécessaire parce que, tous l’ont dit, cela a été une action militaire exceptionnelle dans le sens où elle a fixé de nouvelles limites au code éthique, aussi bien dans l’histoire de Tshal que dans celle d’Israël dans son ensemble. Il s’agit d’une action qui a causé des destructions massives chez des civils. Je ne suis pas certain qu’il aurait été possible de faire autrement, mais au bout du compte, nous en avons fini avec cette opération et les Qassams ne sont pas paralysées. Il est fort possible que cette opératin se répète, sur une plus grande échelle, dans les années à venir, parce que le problème que pose la bande de Gaza n’est pas simple et il n’est pas du tout certain qu’il soit résolu. Ce que nous souhaitons ce soir, c’est entendre les combattants."

Aviv : « Je commandais une compagnie de la brigade Givati encore à l’entraînement. Nous sommes entrés dans un quartier de la partie sud de la ville de Gaza. En gros, c’était une expérience étrange. Pendant l’entraînement, on attend le jour où l’on va entrer dans Gaza, et à la fin, on se rend compte que ce n’est pas vraiment ce qu’on t’a raconté. C’était plus comme, genre, tu t’empares d’une maison, tu fiches les occupants dehors et tu t’installes. Nous sommes restés dans une maison environ une semaine. »

« Vers la fin de l’opération, il y a eu un plan pour entrer dans une zone de Gaza densément peuplée. Dans les briefings, ils ont commencé à nous parler d’ordres d’ouvrir le feu à l’intérieur de la ville parce que, comme vous le savez, ils ont utilisé une puissance de feu considérable et tué en chemin un nombre énorme de gens, afin qu’on ne nous tire pas dessus et qu’on ne se fasse pas tuer. Au début, l’action consistait à entrer dans une maison. Nous étions censés y entrer avec un véhicule de transport blindé appelé "Akhzarit " (liitéralement ; « cruel ») pour nous introduire à l’intérieur par la porte du rez-de-chaussée et de commencer à tirer une fois à l’intérieur et puis ... J’appelle ça un meurtre .. De fait, nous devions monter étage par étage et toute personne que nous voyions, nous devions la tuer. Je me suis demandé : où est la logique dans tout ça ? »

« Au-dessus de nous, on nous a dit que c’était permis, parce quiconque était resté dans le secteur et à l’intérieur de Gaza était de fait condamné, un terroriste, parce qu’ils ne s’étaient pas enfuis. J’ai eu du mal à comprendre : d’un côté, ils n’ont pas vraiment où fuir, mais de l’autre on nous dit que s’ils n’ont pas fui, c’est de leur faute... Ca m’a aussi fait un peu peur. J’ai tenté d’exercer un peu d’influence pour changer cela, autant qu’il était possible depuis ma position de subordonné. A la fin, l’ordre a consisté à entrer dans une maison, de se servir de mégaphones et de dire aux occupants : "Allez, tout le monde dehors, vous avez cinq minutes, quittez la maison, quiconque ne le fait pas sera tué." »

« Je suis allé voir les soldats et leur ai dit : "les ordres ont changé. On entre dans la maison, ils ont cinq minutes pour partir, on les fouille pour voir s’ils n’ont pas d’armes, et alors seulement, on commence à investir la maison étage par étage pour nettoyer tout ça... Cela veut dire, entrer dans la maison, ouvrir le feu sur tout ce qui bouge, lancer une grenade, tout ça. Et alors, il s’est passé un truc très troublant. L’un de mes soldats est venu me voir et m’a demandé : "Pourquoi ?" J’ai dit : "Qu’est-ce qui n’est pas clair ? On ne veut pas tuer des civils innocents." Lui : "Ah ouais ? Tous ceux qui sont là-dedans sont des terroristes, c’est bien connu." Je dis : "Tu penses que ces gens vont vraiment s’enfuir ? Non, personne ne va fuir" Il répond : "C’est clair." Et ses copains se joignent à lui : "Il faut tuer tous ceux qui sont là-dedans. Ouais, toute personne qui se trouve à Gaza est un terroriste", et tous les autres trucs dont les médias nous farcissent la tête. »

« Alors, j’essaie d’expliquer au gars que tout le monde là-bas n’est pas terroriste et que, après qu’il aura tué, disons, trois enfants et quatre mères, il montera à l’étage supérieur et tuera encore une vingtaine de personnes. Finalement, il s’avère que la maison a 8 étages, 5 appartements par étage, quelque chose comme 40 - 50 familles à tuer. J’ai essayé d’expliquer qu’il fallait les laisser partir, et seulement alors investir la maison. Ca n’a pas servi à grand-chose. C’est vraiment frustrant de constater que pour eux, dans Gaza, ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent, casser des portes ou des maisons, tout ça parce que c’est cool. »

« L’iimpression donnée par les officiers est qu’il n’y a aucune logique là-dedans mais qu’ils laissent faire. Ecrire ‘mort aux Arabes’ sur les murs, prendre des photos de famille et cracher dessus, seulement parce qu’on peut. Je pense que c’est la chose la plus importante pour comprendre dans quoi l’éthique de Tshal est tombée, vraiment, c’est ce dont je me souviendrai. »

« L’un de nos officiers, qui commande une compagnie, a vu quelqu’un arriver sur une route, une femme, une vielle femme. Elle marchait, assez loin, mais assez près pour s’en prendre à elle. Suspecte ou pas ? Je ne sais pas. Finalement, l’officier a envoyé des hommes sur le toit pour l’éliminer. Par la description de cette histoire, j’ai senti qu’il s’agissait d’un meurtre de sang-froid. »

Zamir : « Je ne comprends pas. Pourquoi a-t-il fait tirer sur elle ?

Aviv : « C’est ce qu’il y a de bien, genre, à Gaza. Tu vois quelqu’un marcher sur une route. Il n’a pas besoin d’être armé, tu n’as pas besoin de l’identifier, tu tires et c’est tout. Avec nous c’était une vieille femme, sur qui je n’ai vu aucune arme. L’ordre était dé l’éliminer au moment où tu la voyais. »

Tzvi : « Les descriptions d’Aviv sont exactes, mais il est possible de comprendre d’où ça vient. Et cette femme, on ne sait jamais si... Elle n’avait pas à être là, il y a eu des annonces, des bombardements. La logique dit qu’elle n’autait pas dû se trouver là. La façon dont tu le décris, un meurtre de sang-froid, ce n’est pas bien. On sait qu’ils ont des éclaireurs et tout ça. »

Gilad : « Avant même que nous ne rentrions, le commandant du bataillon a été très clair : une leçon importante de la guerre du Liban a été tirée sur la manière dont Tsahal entre, avec beaucoup de feu. L’intention était de protéger les soldats par la puissance de feu. Dans l’opération, les pertes de Tsahal ont été vraiment minimes, et le prix a été que beaucoup de Palestiniens ont été tués. »

Ram : « Je fais mon service dans une compagnie de la brigade Givati. Après que nous sommes entrés dans les premières maisons, il y a eu une maison avec une famille à l’intérieur. L’entrée a été relativement calme. Nous n’avons pas ouvert le feu, nous n’avons fait que crier à tout le monde de descendre. Nous les avons placés dans une pièce, puis nous avons quitté la maison pour y entrer par une autre issue. Quelques jours plus tard, l’ordre a été donné de libérer la famille. Les soldats avaient pris position sur le toit, avec un sniper. Le commandant du peloton a laissé la famille sortir et leur a dit de prendre à droite. Une mère et ses deux enfants n’ont pas compris et ont pris à gauche, mais on avait oublié de dire au sniper sur le toit qu’ils étaient libres de partir, que ça allait et qu’il ne devait pas tirer et il ... il a fait ce qu’il avait à faire, il suivait les ordres, c’est-à-dire. »

Question du public : « A quelle distance cela se passait-il ? »

Ram : « Environ 100 à 200 mètres. Les gens étaient sortis de la maison, ils avaient avancé un peu, et soudain il les a vus, des gens qui se déplaçaient dans une zone où il était interdit de circuler. Je ne crois pas qu’il se soit senti mal à cause de ça. Après tout, pour ce qui le concernait, il avait accompli son job selon les ordres qu’il avait reçus. Et l’atmosphère générale, d’après ce que j’ai compris de ce que m’ont dit mes hommes ... Je ne sais pas comment le décrire ... La vie des Palestiniens, disons, comptait beaucoup beaucoup moins que la vie de nos soldats. Pour leur part, ils peuvent justifier ça ainsi. »

Youval Friedman (instructeur en chef au programme Rabin) : « Il n’y a pas eu un ordre permanent précisant qu’il fallait une autorisation pour ouvrir le feu ?

Ram : « Non. Cet ordre existe, au-delà d’une certtaine ligne. L’idée est que tu as peur qu’ils ne t’échappent. Si un terroriste s’approche de trop près, il pourrait faire exploser la maison ou quelque chose comme ça. »

Zamir : « Après une tuerie comme ça, par erreur, Tsahal procède-t-il à une quelconque enquête ? Examine-t-on ce qui aurait pu être corrigé ? »

Ram : « Pour l’instant, personne n’est venu de l’unité d’enquête de la police militaire. Il n’y a eu aucune ... Pour tous les incidents, il y a des enquêtes individuelles et des évaluations d’ordre général sur la conduite de la guerre. Mais ils ne se sont pas attachés à ça en particulier. »

Moshe : « L’attitude est très simple. Ce n’est pas agréable à dire, mais tout le monde s’en fiche. On n’enquête pas là-dessus. C’est du combat, de la routine en matière de sécurité. »

Ram : « Ce dont je me souviens en particulier, c’est qu’il régnait au début un sentiment de mission quasi religieuse. Mon sergent étudie dans une yeshiva. Avant l’attaque, il a réuni tout le bataillon et conduit une prière pour ceux qui partaient se battre. Un rabbin de brigade se trouvait là. Après,le rabbinl est venu dans Gaza et s’est déplacé dans tous les sens pour nous taper sur l’épaule, nous encourager et prier avec d’autres. Quand nous étions à l’intérieur [de Gaza], ils nous envoyaient aussi ces livrets remplis de psaumes, une tonne de psaumes. Je pense que, au moins dans la maison où nus sommes restés une semaine, on aurait pu remplir la maison avec tous les psaumes qu’ils nous ont envoyés, et d’autres livrets du même genre. »

« Il y avait un fossé immense entre ce que l’Education militaire nous envoyait et ce que nous envoyait le rabbinat militaire. L’Education a publié un argumentaire pour les officiers, quelque chose sur l’histoire d’Israël qui s’est battu à Gaza, depuis 1948 jusqu’à nos jurs. Le rabbinat a apporté un tas de petits livres et d’articles et ... le message était très cliar. Nous sommes le peuple d’Israël, nous sommes venus sur cette terre par miracle, Dieu nous a ramenés sur cette terre, et maintenant, nous devons combattre pour expulser les Gentils, qui nous gênent dans notre conquête de la terre sainte. C’était ça le message principal, et beaucoup de soldats avaient le sentiment que cette opération était une guerre religieuse. Depuis ma position d’officier qui devait « expliquer », j’ai essayé de parler de politique, des courants dans la société palestinienne, du fait que tout le monde à Gaza n’appartenait pas au Hamas, et que tous les habitants ne cherchaient pas à nous abattre. J’ai voulu expliquer aux soldats que cette guerre n’était pas pour la sanctification de Dieu, mais pour arrêter les Qassams. »

Zamir : « J’aimerais demander aux pilotes parmi nous, Gideon et Yonatan, de nous donner un peu leur point de vue. En tant que fantassin, cela m’a toujours intéressé. Quelle impression a-t-on quand on bombarde une ville comme ça ? »

Gideon : « D’abord, à propos de ce que tu as dit sur la folle puissance de feu. Depuis le tout début des raids aériens, les quantités de feu ont été impressionnantes, et c’est essentiellement ce qui a poussé les gens du Hamas à se cacher dans les abris les plus souterrains et les a empêchés de se montrer jusque environ deux semaines après les combats. En général, la manière dont ça fonctionne pour nous, juste pour que vous compreniez un peu les différences, c’est que j’arrivais la nuit à l’escadrille, effectuais un raid sur Gaza et puis je rentrais chez moi dormir à Tel Aviv, au chaud dans mon lit. Je ne suis pas coincé dans un lit dans une maison palestinienne, la vie est un peu meilleure. »

« Avec mon escadrille, je ne vois pas un terroriste qui lance une Qassam, puis décide de décoller et de l’avoir. Il y a tout un système pour nous soutenir, qui nous sert d’yeux et d’oreilles, et des renseignements pour chaque avion qui décolle et qui créent de plus en plus de cibles en temps réel, chacune avec un niveau de légitimité plus ou moins grand. En tout cas, j’essaie de croire que ces cibles sont déterminées selon le dégré de légitimité le plus haut possible. »

« Ils [les pilotes] lâchaient des tracts sur Gaza, tiraient parfois un missile depuis un hélicoptère sur le coin d’une maison, juste pour secouer un peu la maison et faire fuir tout le monde. Ces techinques ont marché. Les familles sont sorties, et vraiment, quand les soldats sont entrés dans les maisons, elles étaient assez vides, au moins de civils innocents. De ce point de vue, ça a marché. »

« En tout cas, j’arrive à l’escadrille, on me donne une cible, une description et des coordonnées. En gros, je m’assure simplement que ça ne se trouve pas à l’intérieur de nos lignes. Je regarde la photo de la maison que je suis censé attaquer, je vois qu’elle correspond à la réalité, je décolle, je pousse sur le bouton et la bombe atterrit toute seule dans un rayon d’un mètre de la cible. »

Zamir : « Chez les pilotes, y a-t-il aussi des paroles ou des sentiments de remords ? Par exemple, j’ai été été terriblement surpris par l’enthousiasme qui a accompagné la tuerie des policiers de la circulation de Gaza, le premier jour de l’opération. Ils ont tué 180 flics. En tant que pilote, j’aurais remis ça en question. »

Gideon : « Il y a deux aspects à ça. Sur le plan tactique, tu les appelles de "policiers". Dans tous les cas, ils sont armés et appartiennent au Hamas ... En des temps meilleurs, ils prennent des gens du Fatah, les jettent des toits et voient ce qui se passe. Concernant ce qu’on pense, tu passes du temps avec ton escadrille et il y a quantité de débats sur l’importance du combat et des valeurs qui lui sont attachées, sur ce que nous faisons, il y a de quoi parler. Mais à partir du moment où tu démarres le moteur jusqu’à ce que tu l’éteignes, toutes tes pensées, toute ta concentration et ton attention sont sur la mission que tu dois effectuer. Si tu as un doute injustifié, tu es susceptible de causer une bavure encore plus grande et détruire une école avec 40 enfants. Si le bâtiment touché n’est pas celui que j’étais censé toucher, mais une maison avec des gars à nous à l’intérieur, le prix de l’erreur est très très grand. »

Question du public : « Y a-t-il eu quelqu’un dans l’escadrille qui n’a pas appuyé sur le bouton, qui y a réfléchi à deux fois ? »

Gideon : « Il faut poser la question à ceux qui participent à des opérations par hélicoptère, ou aux types qui voient ce qu’ils font. Avec les armes que j’utilisais, ma capacité de prendre une décision en contradiction avec ce qu’on m’a dit était proche de zéro. Je lâche la bombe d’une distance où je peux voir toute la bande de Gaza. Je vois aussi Haïfa, je vois aussi le Sinaï, mais c’est plus ou moins la même chose. Ca fait vraiment très loin. »

Yossi : « Je suis sergent dans un peloton de parachutistes. Nous étions dans une maison et avons découvert une famille à l’intérieur qui n’était pas censée se trouver là. Nous les avons rassemblés dans le sous-sol, posté deux gardes et nous sommes assurés qu’ils ne causeraient pas d’ennuis. Au fur et à mesure, la distance émotionnelle entre nous s’est estompée : nous avons fumé des cigarettes ensemble, bu du café avec eux, parlé du sens de la vie et des combats à Gaza. Après de nombreuses conversations, le propriétaire de la maison, un homme âgé de plus de 70 ans, disait qu’il était bon que nous soyons à Gaza et qu’il était bon que Tsahal y fasse ce qu’il faisait. Le lendemain, nous avons fait interroger l’homme et son fils. Le jour d’après, nous avons reçu une réponse : tous les deux étaient des militants politiques du Hamas. C’était assez troublant, ils te disent combien c’est bien que tu sois là, bla bla bla, et tu découvres qu’ils t’ont menti pendant tout ce temps. Ce qui m’a ennuyé le plus a été qu’à la fin, après que nous avions compris que les membres de cette famille n’étaient pas exactement des amis et qu’ils méritaient pas mal d’être fichus dehors, le commandant du peloton nous a suggéré, quand nous quitterions la maison, de nettoyer, ramasser toutes les ordures dans des sacs, balayer et nettoyer le sol, plier les couvertures que nous avions utiliées, mettre en piles les matelas et les remettre sur les lits. »

Zamir : « Que veux-tu dire ? Toutes les unités qui ont quitté une maison n’ont pas fait ça ? »

Yossi : « Non, pas du tout. Au contraire. Dans la plupart des maisons, des graffitis ont été laissés, des choses comme ça. »

Zamir : « C’est se conduire comme des animaux. »

Yossi : « Tu n’es pas censé te concentrer sur du pliage de couvertures quand on te tire dessus. »

Zamir : « Je n’ai pas beaucoup entendu qu’on voius tirait dessus. Ce n’est pas que je vous fasse des reproches, mais quand on passe une semaine chez des gens, on nettoie ses saletés. »

Aviv : « Un jour, j’ai reçu un ordre. Tout l’équipement de la maison, tous les meubles : nettoyer toute la maison. Nous avons tout jeté, tout, par les fenêtres de façon à faire de la place. Tout le contenu de la maison a volé par les fenêtres. »

Yossi : « Il y a eu un jour où une Katiusha, un missile Grad, est tombé sur Beer Sheva et une mère et son bébé ont été blessés. C’étaient des voisins de l’un de mes soldats. Nous avons entendu toute l’hitsoire à la radio, et il n’a pas pris à la légère le fait que ses voisins aient été blessés. Le gars était un peu sur les nerfs, on peut le comprendre. Dire à quelqu’un comme ça :"Allez, on va laver le sol de la maison d’un militant du Hamas, qui vient de tirer une Katiusha sur tes voisins, qui ont eu une jambe amputée", ce n’est pas facile à faire, en particulier si l’on n’est pas du tout d’accord avec ça. Quand mon officier a dit : "OK, dis à tout le monde de plier les couvertures et d’empiler les matelas", je l’ai mal pris. Ca a gueulé pas mal. Finalement, j’ai été convaincu et je me suis rendu compte que c’était la bonne chose à faire. Aujourd’hui j’apprécie et même, je l’admire, le commandant, pour ce qui s’est passé là-bas. Au fond, je ne pense pas que n’importe quelle armée, syrienne ou afghane, aurait nettoyé le sol de maisons de son ennemi, ni plié des couvertures, ni qu’elle les aurait rangées dans les armoires. »

Zamir : « Je pense qu’il serait important que les parents se réunissent ici et entendent cette discussion. Je pense qu’elle serait très instructive, et aussi consternante et déprimante. Vous décrivez une armée aux normes éthiques très basses, c’est la vérité ... Je ne vous juge pas et je ne vous fais pas de reproches. Je vous répercute seulement ce que je ressens après avoir entendu vos histoires. Je n’étais pas à Gaza, et je suppose que, chez les réservistes, le niveau de retenue et de contrôle se soi seraient plus haut, mais je pense que, globalement, vous décrivez et reflétez le genre de situation dans laquelle nous nous sommes trouvés. Après la guerre de 1967, quand les gens sont revenus du combat, ils se sont réunis en cercles et ont décrit ce par quoi ils étaient passés. Pendant des années, ceux qui ont fait ça ont été décrits sous l’expression "On tire et on pleure". En 1983, quand nous sommes revenus de la guerre du Liban, on a dit les mêmes choses sur nous. Nous devons réfléchir à ce qui nous est arrivé. Nous devons nous colleter avec ça, pour établir des normes nouvelles, ou différentes. Il est très possible que le Hamas ou l’armée syrienne auraient eu un comportement différent du mien. Mais le point essentiel est que nous ne sommes ni le Hamas, ni l’armée syrienne ni égyptienne. Si des religieux nous oignent d’huile et nous collent des livres sacrés entre les mains, et si les soldats de ces unités ne sont pas représentatifs de tout le spectre du peuple juif, mais seulement de certains secteurs de la population, à quoi devons-nous nous attendre ? A qui faisons-nous des reproches ?

En tant que réservistes, nous prenons assez peu au sérieux les ordres des officiers de brigade. Nous laissons passer les vieux et les familles. Pourquoi tuer des gens quand vous savez très bien que ce sont des civils ? Quel aspect de la sécurité d’Israël sera menacé, qui sera touché ? Faites preuve de discernement, soyez humains.



« [1] L’armée israélienne est fort inventive quand il s’agit de nommer ses opérations. Les références sont le plus souvent bibliques. En tant que « traducteur engagé », tant que ce nom n’apporte aucune information, je me refuse dorénavant à suivre cette manie de mêler les références bibliques à des opérations militaires. Pour info, l’expression « Plomb durci » est tirée d’un poème de Bialik consacré à la fête de Hanouka, censé être chanté par de jeunes enfants (l’opération a été déclenchée au moment de Hanouka (ndt)


(disponible sur le site internet www.lapaixmaintenant.org)


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Vendredi 20 mars 2009

 Le Jerusalem Post est un journal israélien de langue anglaise, qui est également disponible sur internet - www.jpost.com. Il existe aussi une édition hebdomadaire internationale en français.

Fondé le 1er décembre 1932 en tant que Palestine Post par Gershon Agron, le journal soutient la bataille pour un foyer national juif en Palestine mandataire (occupation britannique) et s'oppose ouvertement à la politique du Royaume Uni sur la restriction de l'immigration juive. Le journal est rebaptisé Jerusalem Post en 1950 après l'indépendance d'Israël.

Il se positionne pendant des décennies au centre-gauche et soutient le Parti Travailliste jusqu'en 1989 après son rachat par Hollinger Incorporation, sous le contrôle du magnat conservateur canadien Conrad Black. Le Jerusalem Post change alors de ligne éditoriale et soutient leLikoud. Un grand nombre de journalistes démissionnent et fondent le Jerusalem Report. Actuellement, le point de vue du Jerusalem Post sur l'actualité est perçu comme étant de centre-droit, bien que des articles de gauche y figurent régulièrement.

Ses positions sur l'économie sont proches du néo-libéralisme. Il prône entre autres, pour réformer le système israélien, le strict contrôle des dépenses publiques, la limitation des aides sociales, une diminution des impôts et la mise en place de lois contre la création d'entreprises monopolistiques.

Le Jerusalem Post est un concurrent du journal de centre-gauche Haaretz qui publie lui aussi une édition en langue anglaise depuis les années 1990. Comme les autres journaux israéliens, le Jerusalem Post parait tous les jours à l'exception du samedi (jour du Chabbat) et des jours de fêtes juives.   (« wikipedia »)

Le site internet du Jerusalem Post est peut-être le plus dynamique et le plus complet jamais développé par un groupe de presse israélien. Il donne accès à une myriade de sites satellites, ainsi qu'à une version française. www.jpost.com     (« Courrier International »)

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Vendredi 20 mars 2009


 La main gauche d'un étudiant palestinien de 21 ans, accidentellement amputée cette semaine par un disque de métal, a été rattachée avec succès au bras de son propriétaire.

Fadel Badarin, étudiant à l'université d'Hébron, se trouvait près d'un bâtiment quand un disque de métal, destiné à couper les murs, a volé dans sa direction et lui a coupé la main.

"J'ai eu extrêmement peur et j'étais sûr que je devrais vivre sans elle", raconte-t-il.

Il a été envoyé d'urgence à l'hôpital Kaplan.Les chirurgiens spécialistes de la main et des muscles ont œuvré en coopération afin de relier les vaisseaux sanguins, les nerfs, les muscles, les ligaments, les os et la peau.

L'étudiant aura besoin de plusieurs mois de rééducation mais sa main pourra à nouveau fonctionner.

"Je ne sais pas comment remercier les docteurs qui ont lutté pendant des heures pour me sauver et y sont parvenus", explique Badarin.

Par ailleurs, son arrivée rapide à l'hôpital a augmenté les chances de réussite de l'opération.Dans les cas d'amputation accidentelle, il est conseillé de placer le membre arraché dans une gaze humide ou un vêtement propre, le mettre dans un sac qui sera lui-même placé dans un sac contenant des glaçons.

Le membre ne doit pas être en contact avec la glace. Plus le patient et le membre arrivent rapidement à l'hôpital, plus ils ont de chance d'être sauvés.
source : jerusalempost

Par FRANCE ISRAEL AMITIES ECHANGES - Publié dans : Solidarité - Communauté : Annuaire de blogs
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Lundi 16 mars 2009

 Pour les bébés prématurés, les malades atteints du sida ou du cancer, les personnes greffées et toutes celles et ceux qui ont un système immunitaire déficient, les infections fongiques sont un problème grave. Elles peuvent paraître inoffensives, mais elles arrivent à vaincre les meilleurs des antibiotiques et dans beaucoup de cas ce type d'infection est mortel. Une infection fongique, cryptococcus neoformans, est certainement responsable d'un million de décès environ chaque année dans le monde, dont plus de 600.000 en Afrique Subsaharienne.

Maintenant les zoologistes israéliens croient qu'il peut y avoir une réponse : l'éponge marine. Les scientifiques du département de zoologie à l'université de Tel Aviv ont identifié plusieurs candidats antibiotiques alternatifs parmi les composés qui aident une éponge à se défendre des prédateurs et des infections.

Le professeur Micha Ilan, chef de projet, et ses étudiants de troisième cycle identifient, isolent et cultivent ce qui pourrait être les antibiotiques du futur. Les chercheurs ont jusqu'ici isolé des milliers de bactéries et de mycètes, y compris plusieurs centaines d'actinobacteria uniques.

Jusque maintenant une douzaine de cultures seraient prometteuses. "La résistance aux antibiotiques est devenue un défi incroyablement difficile pour la communauté médicale." dit Ilan. "Les éponges sont connues pour abriter un arsenal des composés utilisables pour combattre les infections. Des quantités considérables de micro-organismes en culture, tels que l'actinobacteria, vivent en symbiose avec les éponges."

Les éponges marines sont des animaux sédentaires dont les corps se composent d'une couche mince externe de cellules et d'une masse intérieure de cellules et d'éléments squelettiques. Collées sur le fond marin, elles comptent sur l'écoulement de l'eau au travers de leurs corps pour concentrer leur nourriture et se purifier. Le problème, cependant, est que ces composés sont trouvés en quantité très petite. La récolte et l'utilisation en grand nombre de ces agents signifieraient le massacre de quantités énormes d'animaux. Au lieu de cela, le professeur Ilan, qui collabore avec le professeur Yoel Kashman et le professeur Shmuel Carmeli de l'université de Tel Aviv étudie un type d'exploitation et de culture des éponges de mer provoquant des dommages minimaux sur l'environnement normal. Les méthodes développées par le professeur Ilan peuvent maintenant être employées par d'autres scientifiques développant des tests pharmacologiques sur les éponges marines. "Notre recherche est unique car nous adoptons une approche agricole et microbiologique non répandue dans la communauté de la recherche médicale" dit Ilan.

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Lundi 16 mars 2009

L'Institut de l'Assurance Nationale a autorisé dans le pays le premier congé de maternité pour un couple homosexuel.

Yonatan Gher a reçu l'approbation pour un congé de 64 jours après la naissance de son fils biologique, dont la mère porteuse est domiciliée en Inde.

Gher est revenu en Israël avec son enfant en novembre, et a pris ce congé. Au début de ce mois il a demandé que ce congé soit enregistré par identifié par l'Institut de l'Assurance Nationale et a obtenu une décision favorable peu après. Son compagnon avec qui il vit depuis sept ans a commencé les procédures d'adoption, afin que l'enfant soit aussi identifié comme étant le sien.

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Lundi 16 mars 2009


Le fabricant israélien de produits naturels Nufar a créé un café turc à bas niveau de caféine, riche en vitamines B et C et complété d'herbes médicinales réduisant le cholestérol.

«Coffeemax» est fait à partir d'un mélange spécial de grains de café qui ont subi un traitement préservant leur arôme et leur saveur, avec l'addition de deux herbes médicinales qui aident à réduire le cholestérol : le quinoa entier, qui est riche en fibres alimentaires qui peuvent réduire les taux du sucre dans le sang, et empêchent l'obésité, et le marianum de silybum qui favorise la réduction du cholestérol et draine le foie.

Le café, qui est produit sans utilisation de produits chimiques est en plus enrichi avec la vitamine B et la vitamine C.

Nufar annonce que chaque tasse de Coffeemax fournit environ un tiers de la dose quotidienne recommandée de vitamines et de minéraux. "Les essais en laboratoire ont montré que les vitamines et les minerais restent entiers même après avoir ajouté de l'eau bouillante en faisant une tasse de café Coffeemax, " dit Israël Solodon, directeur général de la compagnie.
La société de produits cosmétiques Nufar a été fondée en 1995. Elle développe et fabrique des produits naturels qui se trouvent en pharmacie, en magasins de produits naturels et qui sont utilisés en naturopathie.
site internet http://nufar.co.il

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Mercredi 11 mars 2009
 L'histoire...Un ex-soldat israélien a participé à une mission de représailles dans laquelle deux policiers palestiniens ont été tués. Il cherche à obtenir le pardon pour ce qu'il a fait. Sa petite amie ne pense pas que ce soit si simple...

Il s'agit d'un vrai... faux... vrai... faux documentaire qui met en avant... la préparation du film... et puis le film lui même.

Avi Mograbi est un réalisateur et acteur israélien né en 1956. Issu d'une famille sioniste, Avi Mograbi rompt avec les positions familiales assez tôt. Il suit des études d'art à l'École d'art de Ramat Hasharon et de philosophie à l'Université de Tel Aviv de 1979 à 1982. Quand il débute dans les métiers du cinéma, il se retrouve notamment l'assistant de Claude Lelouch et fait le chauffeur sur un film de Costa Gavras.

Pendant la guerre du Liban, Avi Mograbi devient le porte-parole d'un groupe de soldats qui refusent l'incorporation. Cet épisode lui fait aller quelques jours en prison. Il rejoint plus tard une organisation de parents de jeunes gens qui refusent de faire leur service militaire et travaille également pour une autre qui recueille et diffuse des témoignages non officiels de soldats. Son œuvre est marquée par ses convictions politiques, il a notamment déclaré : « Je soutiens sans ambiguïté l'existence de l'État d'Israël, mais j'estime qu'il ne doit plus être un État juif, mais un État pour tous ses citoyens à égalité ». (Commentaire de France Israël Amitiés Echanges : « On n'est pas forcément obligé d'être totalement d'accord... surtout quand ça fait les choux gras des tenants traditionnels de l'anti-israélisme».)


Où voir «Z 32 » en Nord Pas-de-Calais :

Cinéma Paul Demarest – Place du Barlet – 59500 DOUAI.

Toutes les séances sont en version originale sous titrée.

Vendredi 13 mars à 18H30 ;

Samedi 14 mars à 20H30 ;

Dimanche 15 mars à 15H00 ;

Mardi 17 mars à 18H30.
 
Ci-dessous bande annonce >>>>

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Mardi 10 mars 2009
 Le théâtre hébraïque, contrairement à la littérature, n’existait pas dans la culture israélite ancienne et il n’est pas issu du théâtre yiddish si populaire dans les communautés juives d’Europe orientale jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Il commence avec la création du théâtre Habimah.

Le théâtre Habimah (de l’hébreu la scène), l’un des tous premiers théâtres en langue hébraïque, est fondé en 1913 à Vilna, en Lituanie. L’entreprise commence par échouer et ce n’est que quatre ans plus tard, en 1917, à Moscou, sous l’impulsion de Nahum Zemach, que la compagnie est reformée.

Le succès est cette fois au rendez-vous et Habima reçoit le soutien de figures majeures du théâtre russe telles que le légendaire Stanislavski. La compagnie gagne bientôt une reconnaissance internationale. Son approche artistique singulière se forge progressivement : le réalisme systématique est délaissé au profit d’un travail du mouvement et du son. Parmi ses productions restées les plus fameuses jusqu’à ce jour, figurent Le Dibbouk, Le Golem et Oedipus Rex

En 1926, la compagnie quitte l’Union Soviétique et se produit plusieurs années à travers le monde avant de s’installer en Palestine, en 1931, à Tel Aviv. Nachom Zemach est lui resté à New-York et sans son mentor, la troupe décide d’adopter une organisation collective dans laquelle les acteurs se dirigent eux-mêmes.

En 1958, Habimah est désignée Théâtre National. Aujourd’hui, la troupe comprend quatre-vingt comédiens.

 

« Habimah n’est pas simplement une institution artistique. Ce théâtre est une pierre angulaire dans la renaissance de la langue et de la culture Hébraïque, il apporte une contribution essentielle dans le façonnement de la vie culturelle en Israël. » (A.B. Yehoshua, Amoz Oz, David Grossman, Yehoshua Sobol, dans une lettre au ministre de l’ Education, Avril 2005)


<<< HABIMAH ... aujourd'hui.



Coordonnées de Habima  :  boulevard Tarsat 2 -Tel aviv

site internet : hebreu et anglais : www.habima.co.il

          
            vidéo >>>> l'histoire d'Habimah (en hébreu)



sources  : akadem  ; telavivdeclick ; youtube.
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