Jeudi 7 août 2008

Source : le quotidien La Voix du Nord, le 26 juillet 2008.
Cliché "La Maison Folie" de Wazemmes
.
A Lille, le centre culturel de Wazemmes (un quartier populaire de Lille) a accueilli des jeunes Français, Espagnols et Israéliens dans le cadre d’un partenariat avec le Village International d’Enfants. Ils ont travaillé ensemble sur le thème de la paix. Mais pour les jeunes venus de Haïfa, ça ne s’est pas toujours fait en toute quiétude. Hier en fin de matinée, dans la cour de la « Maison Folie » de Wazemmes, les ados s’activent. À la bombe ou au pinceau, ils fignolent leur graff sous l’oeil de Pierre, membre de l’association « Fin 2 bombe », et de Zohra, animatrice dans le cadre du Village international des enfants. « La fresque servira de fond de scène pour le spectacle de clôture de l'après-midi», explique Sandrine Leurette, directrice du centre culturel de Wazemmes. À l’intérieur, un autre groupe répète inlassablement les pas de capoeira rythmés par la percussion et le chant de Bizarro. « Je leur ai donné les bases de la danse, et expliqué brièvement son histoire. » Espagne, France, Israël et Brésil… Le Village international des enfants a donc pleinement rempli son rôle en terme d’échange culturel. Dans une autre salle, c’est un groupe d’Israéliens qui revoit une dernière fois sa chorégraphie hip-hop avec le célèbre Brahim Bouchelaghem. « Ils se donnent à fond. ils sont très motivés », s’enchante le danseur. Mais à la vue du bloc-notes et de l’appareil photo, leurs visages se figent soudainement. L’ambassade a donné des consignes précises et ils ne sont pas prêts à les enfreindre. C’est leur accompagnatrice qui sera la seule interlocutrice. « Toute la semaine, on ne s’est pas senti menacé, on était très à l’aise. Mais dès que l’on quitte notre pays, on reçoit des instructions très strictes. » Impossible par exemple de divulguer l’endroit où ils sont logés. « Vivre en Israël, c’est être en permanence soucieux de la sécurité, explique l’organisatrice. On a peur des enlèvements, et on ne sait jamais où ça peut arriver. » D’où la prudence maximale et le bonheur d’avoir passé cette semaine en France. « Ici, on a eu l’occasion de relâcher la pression. » Sur scène, ce sont les trente-six jeunes du Village international d’enfants qui ont pu se délester du stress qui précédait la représentation devant familles et organisateurs. Un spectacle où les enfants ont montré qu’au-delà des frontières, on peut tous vivre ensemble et apprendre l’un de l’autre. Virginie Vanhsrenbeck, responsable du séjour, pense déjà au futur. « L’année prochaine et dans les années à venir, on espère pouvoir organiser des échanges entre des enfants d’autres villes jumelées avec Lille. »

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Lundi 21 juillet 2008

 Ces derniers jours à Bilin, comme d'habitude depuis deux ans maintenant, des incidents plus ou moins violents opposent des groupes militants opposés à la barrière de sécurité aux forces de police et à l'armée qui protègent la réalisation des travaux.
Or ce dimanche les médias, israéliens d'abord et du monde ensuite, ont diffusé un reportage vidéo montrant que des militaires ont passé la limite en tirant au fusil une balle de caoutchouc dans le genou d'un militant palestinien pourtant neutralisé et en état d'arrestation. Ces images difficiles et dénonciatrices ont été diffusées par l'organisation israélienne des droits de l'homme B'Tselem. Les résultats ne se sont pas fait attendre puisque les auteurs de cette déplorable bavure ont été arrêtés à leur tour et qu'une enquête est immédiatement déclenchée par l'armée israélienne.
Mais qui est donc B'TSELEM ? Le centre d'information israélien pour des droits de l'homme dans les territoires occupés a été créé en 1989 par un groupe d'universitaires, d'avocats, de journalistes, et de députés
de la Knesset.
Il informe le public et les institutions de l'Etat d'israël sur les violations de droits de l'homme dans les territoires et essaie de mettre fin au principe du démenti auprès du public israélien. Il souhaite favoriser une culture des droits de l'homme en Israël.
B'Tselem en hébreu signifie littéralement "dans l'image de" ; et est également utilisé comme synonyme pour la dignité humaine. Le mot a été choisi dans le verset 1:27 de la Genèse ; « Et Dieu a créé l'homme à son image. »
B'tselem a fait sa devise de l'article premier de la déclaration universelle des droits de l'homme : «Tous les êtres humains naissent libres et égaux dans la dignité et en droits. »
En temps qu'organisation israélienne de droits de l'homme, B'Tselem agit principalement pour modifier la politique israélienne dans les territoires occupés et s'assurer que le gouvernement, dans les territoires qu'il gère, protège les droits de l'homme des résidents et se conforme à ses engagements en vertu du droit international.
B'Tselem est indépendant et vit des contributions de ses soutiens en Europe et Amérique du Nord qui défendent les droits de l'homme dans le monde entier, et par les particuliers en Israël et à l'étranger.
B'Tselem est parmi les plus renommées des organisations agissant en matière de droits de l'homme. En décembre 1989 il a reçu la récompense Carter-Menil pour des droits de l'homme.
Le sérieux de ses enquêtes et la précision de ses rapports ont fait de B'Tselem un organisme réputé et écouté des autorités israéliennes. B'Tselem assure la fiabilité de ses travaux en conduisant ses propres enquêtes sur le terrain. Les informations sont systématiquement revérifiées avec les moyens appropriés (les sources gouvernementales officielles, l'information d'autres sources, israéliennes, palestiniennes, et d'autres organismes de droits de l'homme etc)
B'Tselem – site web – www.btselem.org (hébreu, arabe, anglais, russe).

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Samedi 19 juillet 2008

 



La shakshouka est un délicieux plat aux oeufs et aux légumes facile à réaliser. Cette recette est originaire d'Afrique du Nord et, apportée dans les poêles des communautés juives de cette région, elle fait désormais partie de la cuisine israélienne.




Pour 4 convives :

Les ingrédients :

4 cuillières à soupe d'huile végétale ;

3 piments verts ;
4 gousses d'ails, pelées et grossièrement hachées ;
5 petites tomates ; grossièrement hachées ;
sel ;
2 cuillières à soupe de paprika doux ou pimenté selon votre goût (un mélange des deux variétés c'est une idée.) ;
4 oeufs.

Aller, au travail !
Faisons chauffer l'huile dans une poêle à feu moyen.
Hachons grosssièrement les piments verts et déposons les avec l'ail et les tomates.
Augmentons la chaleur du feu et faisons revenir ce mélange jusqu'à ce qu'il soit cuit. Saupoudrons avec du sel.
Nous laisserons s'évaporer une partie du liquide de cuisson et nous mélangeons bien.
Après 8 à 9 minutes de cuisson nous ajoutons le paprika et nous mélangeons le tout à nouveau.
Nous faisons revenir pendant 2 minutes encore.
Cassons les oeufs un à un dans une petite assiette (! NON ! pas les 4 ensembles dans l'assiette !)
Chaque oeuf sera glissé doucement sur les tomates contenues dans la poêle. Avec une cuillière incorporez les blancs aux tomates SANS CASSER les jaunes.
Lorsque les blancs ont pris... mais que les jaunes sont encore mous, nous retirons du feu et nous servons !

Une bonne adresse en Israel pour déguster la shakshouka:
Restaurant « Dr Shashuka » 3 Bet Ha'eshe Tel Aviv.


Sources : 
Sherry Ansky  "Cuisine d'Israël" et "Beteavone" (restaurants d'Israël).

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Vendredi 18 juillet 2008

Le cinéma israélien est en pleine effervescence, ainsi en un peu plus d'un mois ce sont quatre longs métrages qui ont, et sont toujours, projetés dans les salles de la région. Il faut savoir qu'Israël a mis en place des structures d'enseignement et de production cinématographiques parmi les plus efficaces alliant aides publiques et privées. Ce pays de dimension modeste dispose de plusieurs grandes écoles et compte plusieurs festivals d'importance internationale.
Du 10 au 19 juillet s'est déroulé le festival de Jerusalem édition 2008 dont les principales récompenses sont :
Le grand prix du meilleur long métrage a été attribué au film « les 7 jours » de Ronit et Shlomi Elkabetz. (actuellement sur les écrans de la région et notamment au Cinemovida d'Arras) « Pour une représentation intense et dramatique des relations complexes dans une famille pendant le deuil traditionnel « shiva » de sept jours » .
Le prix de la meilleure actrice est décerné à Hana Azulay Hasfary pour son rôle dans « Les sept jours »
Le prix du meilleur acteur a été remis conjointement à Alon Aboutboul et à Moshe Ivgy pour leurs rôles dans « Out of Blu»
La récompense du meilleur film documentaire revient à «La loi du retour» de David Ofek. "Pour sa vue critique et ironique sur la situation des travailleurs étrangers en Israël et la loi du retour." Le jury a notamment apprécié l'originalité et l'humour du film qui aborde un sujet très sensible et complexe »
La récompense du meilleur court métrage va à Gur Bentwich pour son film « Around trip ».
La récompense de la meilleure série télévisée revient à « Arab labor »de Daniel Paran, Sayed Kashua et Roni Ninio.
Le palmarès complet est disponible en hébreu et en anglais sur le site du festival www.jff.org.il.

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Vendredi 18 juillet 2008
 

Pour sa quatorzième participation aux jeux olympiques, Israël envoie une délégation de 43 athlètes à Pekin dans 10 disciplines différentes. Il y a 23 hommes et 20 femmes. C'est la plus importante délégation depuis la première participation d'Israël aux olympiades en 1952.
Le comité olympique israélien avait initialement désigné 39 sportifs, finalement 4 athlètes supplémentaires ont été repêchés et la liste pourrait encore s'étoffer de quelques places. 12 athlètes en seront à leur deuxième olympiade après Athènes. Le porte drapeau de la délégation sera le kayakiste Michael Kolganov.Les espoirs de médailles israéliennes reposent sur Arik Ze'evi, Galon Yetukiel, Gideon Kliger, Shahar Tzuberi et les tennismen.

Ils défendront les couleurs israéliennes :
Natation
homme  :
100 m Guy Barnea,
200 m dos Itaï Chama,
100 m et 200 m brasse Tom Beri,
100 m 200 m et 400 m libre Max Jaben,
200 m et 400 m quatre nages Gal Nevo,
200 m papillon  Alon Mandel,
Natation
femme :
50 m et 100 m libre, 100 m dos et 100 m papillon, Anya Gostomelsky,
natation synchronisée, duo femmes : Anastasia Goushkov et Inna Yofe
Athlétisme
Saut à la perche – Alexandr Averbukh (ex-champion d'Europe)
Marathon homme - Aylé Satayin (qui sera le doyen d'âge des participants aux J.O. 2008)
3000 mètres steeple - Itay Magidi
saut en hauteur : Niki Palli
Canioning
 k1 1500m et k1 1000m - Michael Kolganov.
Escrime
fleuret homme - Tomer Or 
épée femme - Noam Mills
fleuret dame - Delila Hatue
Gymnastique
concours général homme Alexandre Shatilov
gymnastique rythmique en individuel femme Irina Risenson et Neta Rivkin
gymnastique rythmique féminine par équipe Katerina Pisetsky Alena Dvornichenko, Maria Savenkov, Rahel Vigdorchick, Veronika Vitenberg
Judo :
hommes Gal Yekutiel, Ariel Ze'evi,
Judo :
 femme Alice Shlesinger.
Sports nautiques et navigation :
hommes : Shahar Tzuberi, Gideon Kliger, Udi Gal,
femmes : Maayan Davidovich, Nike Korneki, Vered Buskila, Nufar Edelman
Tir : hommes : Gil Simkovich, Guy Starik, Doron Egozy, Gil Simkovich,
Taekwondo femmes : Bat El Gaterer.
Tennis hommes : double : Jonathan Erlich et Andy Ram
Tennis simple dames Shahar Pe'er (25ème au classement WTA)
Tennis double dames Shahar Pe'er et Tzipora Obziler.

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Mercredi 16 juillet 2008

Une équipe de scientifiques israéliens, palestiniens et allemands ont présenté à l’Université de Jérusalem l’avancement de leurs recherches concernant la tuberculose. Certaines découvertes pourraient permettre dans les prochaines années de mettre au point un nouveau remède plus efficace. Une nouvelle réjouissante sur le plan scientifique, mais qui démontre par ailleurs l’intérêt et le succès des collaborations israélo-palestiniennes.
Des ossements découverts il y a plus de 50 ans à Jéricho pourraient aider une équipe de scientifiques israéliens, palestiniens et allemands à trouver un remède contre la tuberculose.
Ces recherches font suite au travail de l’archéologue britannique Kathleen Kenyon qui dans les années 50, avait procédé à plusieurs fouilles dans la ville de Jéricho et avait fait la découverte d’ossements provenant de milliers d’humains, dont certains datent de 8000 ans.
L’équipe actuelle, menée par le professeur Mark Spigelman, a constaté que ces ossements conservés pendant près de 50 ans dans des cartons au Musée Nicholson de l’Université de Sydney portaient pour la plupart des lésions indiquant que les habitants de Jéricho avaient souffert de tuberculose.
Ces ossements sont alors devenus un matériel scientifique précieux dans le processus de compréhension de la maladie. Des recherches à venir devraient permettre de comprendre comment la maladie s’est développée à Jéricho, une des plus anciennes villes du monde, et quelles ont été les conséquences de la propagation de la maladie, d’un point de vue génétique, qu’il s’agisse de l’ADN humain ou de celui de la bactérie.
S’il est question d’ossements datant de 8000 ans, les implications de ces recherches sont tout à fait actuelles. La compréhension des origines de la maladie pourraient en effet apporter des éléments déterminants concernant les évolutions de la tuberculose, et à terme, permettre de développer des traitements plus efficaces contre cette maladie.
Les perspectives de ces découvertes sont fondamentales pour le monde scientifique international : si elle est moins crainte aujourd’hui, la tuberculose, une maladie qui s’attaque aux poumons, reste à ce jour la plus meurtrière, et fait aujourd’hui encore, près de 3 millions de morts dans le monde.
Ce lundi, les Professeurs Hillel Bercovier, vice-Président pour la recherche et le développement de l’Université Hébraïque de Jérusalem, Ziad Abdeen de l’Université d’Al-Quds, et Andreas Nierlich, de l’Université Ludwig-Maximilians de Munich, ont présenté les premiers résultats de leur travail et les perspectives futures de ces recherches qui devraient se poursuivre encore pendant cinq ans si les financements le permettent.
Cette présentation s’est tenue à l’Université Hébraïque de Jérusalem, en présence de James Larsen, Ambassadeur australien en Israël. Celui-ci a tenu a salué ce « projet scientifique fascinant » et l’esprit de coopération qui l’accompagne, en ajoutant qu’il souhaitait beaucoup de succès à ces équipes, et attendait les résultats des ces recherches avec impatience.
Le Professeur Ziad Abdeen s’est en particulier exprimé sur la nature de cette coopération scientifique et ses implications, laissant à ses collègues le soin de transmettre à un public partiellement scientifique les enseignements de ce projet.
Il a tenu à préciser que la difficulté d’une telle coopération ne devait pas être sous-estimée et a poursuivi ses propos en affirmant que « contrairement aux politiciens qui ne pensaient qu’aux prochaines élections, les scientifiques, eux, pensaient aux générations futures ».
Dans un véritable message de paix et de compréhension réciproque, il s’est exprimé sur les principes qui à ses yeux, régissent toute relation saine : « l’appréciation, le respect et la confiance ». « Sans ces trois critères, cela ne peut pas fonctionner, que ce soit dans un couple, en amitié ou dans un projet scientifique ». Trois critères qui sont manifestement au rendez-vous dans le cadre de cette collaboration, puisque le Professeur Ziad Abdeen a précisé que le nombre de publications faites par l’Université d’Al-Quds avaient augmenté depuis que celle-ci collaborait avec l’Université de Jérusalem.
« Les Israéliens et les Palestiniens sont des frères », a-t-il conclu.
Ce projet s’annonce primordial d’un point de vue scientifique. D’un point de vue humain, il est vecteur d’un message des plus réjouissants.
Source : Hélène David pour Guysen - CCI FRANCE-ISRAEL

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Mercredi 16 juillet 2008


 Les nuages s'accumulant au dessus d'Ehud Olmert, premier ministre actuel, il est fort probable qu'Israël se dirige vers des élections anticipées d'ici peu. Après avoir tracé un portrait de Tzipi Livni, actuelle ministre des affaires étrangères et challenger au sein du parti KADIMA d'Ehoud Olmert, il est apparu utile de présenter aujourd'hui celui qui a aussi de sérieuses chances d'être le prochain premier ministre; le chef de l'opposition parlementaire LIKOUD.
Benjamin Netanyahou est né en octobre 1949 à Tel Aviv dans une famille où règne le militantisme sioniste révisionniste. Un de ses grand pères était un rabbin qui avait émigré de Lithuanie. Au début des années soixante sa famille s 'installe aux Etats Unis où il suivra des études d'architecture et d'admistration des affaires au prestigieux M.I.T. de Boston.
De retour en Israël en 1967 il accomplit son service militaire. Il est incorporé dans un corps d'élite et il participera en 1972, avec Ehoud Barak actuel ministre de la défense et leader d'AVODA (parti travailliste), à la libération des passagers d'un vol Sabena détenu en otages sur l'aéroport de Lod Tel-Aviv par un commando terroriste.
Jusqu'en 1978 il sera employé au sein d'un cabinet de conseil en stratégie d'entreprise aux Etats Unis. En juillet de la même année son frère Jonathan participe à la libération des otages du vol d'Air France sur l'aéroport d'Entebbe (Ouganda) et y trouve la mort.
Soucieux de sensibiliser l'opinion publique israélienne sur les questions de sécurité, il se montre résolument hostile à la création d'un état palestinien. De 1982 à 1984 il sera affecté à l'ambassade d'Israël à Washington et sera un très proche collaborateur de Moshe Arens. En 1984 il assumera le rôle d'ambassadeur d'Israël auprès des Nations Unies. Il sera rapidement reconnu comme un avocat efficace de la politique israélienne.
En 1988 il est élu député à la Knesset (le parlement israélien) dans les rangs du Likoud. Il sera désigné par Itzak Shamir, alors premier ministre, conseiller spécial lors des négociations à la Conférence de Madrid en octobre 1991 qui réunit autour d'une même table Israël, la Jordanie, l'Egypte, la Syrie, le Liban et les Palestiniens.
En 1996, à 47 ans il devient le plus jeune premier ministre d'Israël en battant le travailliste Shimon Peres (aujourd'hui Président de l'Etat). Il développe le principe de la sécurité en échange de la paix. Opposé à un état Palestinien indépendant, il lui préfère un statut d'autonomie étendue ce qui, couplé à un accroissement important des zones d'habitat en Judée et Samarie, conduit à une dégradation des relations avec l'Autorité Palestinienne.
Il est battu par le travailliste Ehud Barak aux élections du mois de mai 1999. En 2002 avec l'élection d'Ariel Sharon il accède au poste de ministre des affaires étrangères avant d'exercer la fonction de ministre des finances jusqu'en 2005.
Le plan de désengagement de Gaza du premier ministre le fera démissionner du gouvernement. Il essaiera, sans succès, de faire échouer cette initiative.
Lors des élections 2006, alors que Sharon créé le parti KADIMA, il reprend la direction du Likoud.
Si un sondage réalisé fin juin 2008 l'annonce facile vainqueur d'Ehud Barak et d'Ehud Olmert (Natanayahou 31% - Barak 17% - Olmert 10), une confrontation à Tzipi Livni serait cependant plus incertaine (Natanyahou 30% - Livni 30% - Barak 14).

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Mercredi 9 juillet 2008

   La citadelle Vauban dite « La belle inutile » d'Arras et les sites religieux de la communauté Baha'i de Haïfa et Akko (Saint Jean d'Acre) en Galilée occientale sont unis dans la même promotion 2008 des sites culturels classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Pour Arras la citadelle (les fortifications de Vauban) c'est le deuxième site en deux ans (!) après le beffroi (beffrois de France et de Belgique) et les chtis amis d'Israël en sont assez fiers ! L’œuvre de Vauban comprend 12 groupes de bâtiments fortifiés et de constructions le long des frontières nord, est et ouest de la France. Ils constituent les meilleurs exemples du travail de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), l’architecte militaire de Louis XIV. Cette série comprend des villes neuves créées ex-nihilo, des citadelles de plaines, des enceintes urbaines à bastions, des tours bastionnées et une résidence. Y figurent aussi des forts de montagne, des forts de côte, une batterie de montagne et deux structures de communication en montagne. Ces sites sont inscrits en tant que témoins de l’apogée de la fortification bastionnée classique, typique de l’architecture militaire occidentale. Vauban a joué un rôle majeur dans l’histoire des fortifications en influençant l’architecture militaire en Europe, sur le continent américain, en Russie, en Turquie et même jusqu’au Vietnam et au Japon.
En Israël, les lieux saints bahá’is à Haïfa et en Galilée occidentale (Israël), sont inscrits en tant que témoignages de la forte tradition bahá’ie en matière de pèlerinage et en raison de leur profonde signification pour cette foi. Il s’agit de 26 édifices, monuments et sites, répartis sur 11 lieux à Acre et Haïfa, associés aux fondateurs de cette croyance, notamment le tombeau de Bahá’u’lláh à Acre et le mausolée du Báb à Haïfa. S’y ajoutent des maisons, des jardins, un cimetière et un grand ensemble de bâtiments modernes de style néo-classique dédiés à l’administration, à la recherche et aux archives.
La religion bahá’íe (prononcer baˈha i), aussi connue sous le nom de bahá'isme ou de foi bahá'ie a été fondée en 1863. Ce nom est dérivé du surnom donné à son fondateur : Bahá'u'lláh (en arabe, « Gloire de Dieu » ou « splendeur de Dieu »). Les bahá'is sont les disciples de Bahá'u'lláh. Ils s'organisent autour de plus de 100 000 centres (répertoriés par le centre mondial de Haïfa) répartis dans le monde entier, et leurs écrits sont publiés en plus de 800 langues (accessibles dans les bibliothèques baháies). En 2007, elle compte environ 7 millions de croyants (ayant chacun signé sa déclaration d'adhésion) appartenant à plus de 2100 groupes ethniques, répartis dans plus de 193 pays (l'existence juridique de chaque communauté nationale ou régionale correspond à une démarche officielle effectuée dans le pays concerné). Son but est d'unir tous les peuples du monde dans une cause universelle et une foi commune. Son centre mondial est situé à Haïfa, en Israël.
Sources : Unesco-patrimoine mondial . Les amis de Vauban . Wikipedia.
 

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Mardi 8 juillet 2008

MASHAV : le Centre de Coopération Internationale du Ministère Israélien des Affaires Etrangères.
Ces dernières années, les pays concernés par le développement sont témoins de mutations fondamentales. Les solutions aux problèmes posés par la pauvreté, la sécurité alimentaire, le développement durable, l'essor communautaire et l'assistance aux collectivités s'inscrivent désormais en tête des efforts investis par ces pays et par la communauté internationale.
Le Centre de coopération internationale de MASHAV n'a pas attendu le début du XXIe
siècle pour focaliser ses interventions sur ces registres, puisque depuis plusieurs dizaines d'années c'est précisément dans ces domaines qu'il n'a cessé d'agir. Depuis les premières années qui suivirent son établissement, MASHAV s'est consacré au développement "de la base au sommet", a travaillé sur le terrain et au sein des communautés pour améliorer la situation économique des pays en développement, pour fournir des traitements médicaux de base et promouvoir la sécurité alimentaire des populations. Les principes directeurs de MASHAV ont été inspirés par la propre expérience d'Israël en matière de développement. Établi dix ans après l'indépendance de l'État, MASHAV avait pour mission de partager avec les pays émergents de la fin des années cinquante ses connaissances en matière de développement rapide, ainsi que les méthodes, les technologies et les stratégies qui ont joué un rôle majeur dans le développement de l'État d'Israël.
Depuis 1958, MASHAV acronyme hébraïque du Centre de la coopération internationale du ministère israélien des Affaires étrangères s'est engagé à partager avec tous les pays du monde qui le désirent le savoir et l'expérience acquis par les experts israéliens. De taille fort modeste à ses débuts, MASHAV assure à l'heure actuelle la formation de 10 000 stagiaires par an, en Israël ou à l'étranger. MASHAV est désormais impliqué dans le transfert des connaissances israéliennes en matière de promotion sociale, de méthodes éducatives et de technologies à des pays du monde entier.
Les cours proposés par MASHAV, sont destinés à former des vulgarisateurs et des directeurs de programme, de même que des diplômés d'université et du personnel hautement qualifié. Ces cours sont dispensés en cinq langues et dans cinq disciplines principales : Agriculture et sciences connexes ; Éducation et développement social ; Développement social et économique ; Médecine et santé publique ; Développement urbain et rural. Une attention particulière est donnée aux méthodes de vulgarisation grâce auxquelles les participants propageront les compétences qu'ils auront acquises. Les stagiaires venus suivre leur cours en Israël sous l'égide de MASHAV bénéficient d'une allocation d'étude qui, dans certains cas, couvre les frais de déplacement.
Une grande partie des programmes de MASHAV est menée conjointement avec des instances de l'Organisation des Nations unies, ainsi qu'avec l'USAID (Agence américaine pour le développement international), avec la Banque interaméricaine de développement, et la liste n'est pas exhaustive.

MASHAV : LA COOPERATION ISRAELIENNE EN AFRIQUE 
Israël accorde une place essentielle à l’aide aux pays en développement. Le MASHAV est le Centre de Coopération Internationale du Ministère des Affaires Etrangères israélien. Depuis 50 ans, le MASHAV est intervenu dans 108 pays en voie de développement dans les domaines de l’agronomie, la santé, l’éducation et l’informatisation. La MASHAV respecte toujours les besoins des pays bénéficiaires. Il a initié des milliers de participants à la productivité et à la diversité agricoles, à la purification de l’eau, à la prévention de la désertification, à l’insertion des femmes, à l’initiative commerciale, au micro crédit ... 81 missions médicales humanitaires ont eu lieu en 2007. La Commission des Affaires Economiques des Nations Unies a approuvé en décembre 2007 une résolution israélienne qui, dans l’esprit du MASHAV, appelle les pays développés à mettre leur savoir-faire en matière de technologie agricole à la disposition des pays en voie de développement.
Depuis son indépendance en 1948, Israël s’est montré désireux de partager avec les nations le savoir-faire acquis lors de sa propre expérience de développement. Cette volonté a conduit à la création en 1958, au sein du ministère des Affaires étrangères, de MASHAV, le Centre de coopération internationale - responsable de la planification et de la mise en oeuvre du programme de coopération internationale d’Israël En coopération avec d’autres ministères, des institutions universitaires et professionnelles ainsi que des centres de recherche à travers Israël, MASHAV travaille en partenariat avec des pays en voie de développementet ceux dont les économies sont en transition afin de relever les défis qui se posent à eux, notamment la lutte contre la pauvreté, l’infrastructure sanitaire, la sécurité alimentaire, l’éducation des tout-petits, le combat contre la désertification, l’égalité des sexes, la création de petites et moyennes entreprises et le développement rural intégré.
Depuis ses débuts, près de 200.000 hommes et femmes ont participé aux stages de formation professionnelle dispensés par MASHAV en Israël et à l’étranger, et plus de 10.000 experts israéliens ont été envoyés pour des périodes plus ou moins longues pour travailler de concert avec leurs homologues locaux dans les pays partenaires.
MASHAV coopère actuellement avec quelque 140 pays en développement. Certaines de ses activités sont menées en coopération avec des pays donateurs, notamment les Etats-Unis et les Pays-Bas, ainsi qu’avec des agences d’assistance internationales comme la FAO, le PNUD, l’OMS et la Banque mondiale. Ces 20 dernières années, MASHAV a permis de dispenser 56 formations médicales pour quelque 1200 médecins venus de 100 pays différents et de tous les continents.
Comment fonctionne cette coopération ? Le ministère des Affaires étrangères d’Israël, via MASHAV, contacte un centre de formation médicale avec une requête pour former des personnes dans un domaine particulier. Actuellement, la demande concerne la mortalité infantile dans les pays en développement. La faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv, par exemple, a donc proposé une formation de 2,5 mois dans ce domaine.
Une autre formation concerne la médecine d’urgence et de catastrophe. MASHAV coopère dans ce cas avec L'O.M.S (l'Organisation Mondiale de la Santé).

UNE EXPERIENCE IVOIRIENNE.
Louoba Jonas NAKY est un personnage surprenant. Cet Ivoirien, facturier à la SODECI (Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire), s’occupe aussi d’enfants au niveau de son Eglise. Enfant, il lit la Bible que lui offre sa mère pour ses 7 ans, et découvre qu’il existe dans ce drôle de livre un personnage qui porte son nom : l’Ivoirien Jonas s’identifie alors au prophète de la Bible.
En 2002, il fait un voyage de pèlerinage en Israël. A l’ambassade d’Israël en Côte d’Ivoire, il découvre MASHAV, le Centre de Coopération Internationale d’Israël. Trois ans plus tard, il effectue un stage au CINADCO (Center for International Agricultural Development Cooperation) à Shefayim, au nord de Tel-Aviv, sur le thème « Entreprenariat agricole, genre et développement durable » (15 février au 10 mars 2005).
C’est que Jonas est aussi membre d’une ONG ivoirienne qui a pour objectif la production et la vente de manioc. « J’ai acquis beaucoup de connaissances dans le domaine de l’entreprenariat, les techniques de culture, de ventes ; j’ai, à la fin de mon stage, élaboré 2 projets, l’un agricole (production, transformation et vente du manioc) et l’autre culturel, pour le rapprochement judéo-chrétien.
Au sujet du projet agricole, Jonas déclare : « Nous avons pu transmettre ce que nous avons acquis en Israël aux quelques membres de l’ONG. Cela nous a permis d’avoir une récolte appréciable et moi-même, ayant une plantation dans mon village, j’ai utilisé les techniques apprises…Quant au projet agricole, j’avoue que nous avons quelques difficultés à obtenir les moyens de le réaliser. Ce n’est pas facile d’obtenir des prêts de l’Etat et nous espérons qu’avec les revenus que nous aurons acquis de nos activités, nous le réaliserons. »
Au sujet du projet culturel, Jonas a mis sur pied cette année une association, « J’aime Israël ». « Ayant compris que c’est parce que l’on ne connaît véritablement pas ou connaît mal Israël qu’on ne l’apprécie pas à sa juste valeur, j’ai décidé de le faire connaître d’une autre manière, mais comment et quoi faire exactement ? » nous dit Jonas. « J’aime Israël » a pour objectif de promouvoir les relations judéo-chrétiennes et israélo-ivoiriennes, et notamment renforcer et améliorer les relations de coopération avec l’Etat d’Israël par le suivi et la mise en œuvre des projets élaborés au cours des stages MASHAV.
Enfin, Jonas est membre du club Shalom Côte d’Ivoire qui existe depuis avril 1996. Shalom Côte d’Ivoire réunit tous les anciens stagiaires Mashav (formés en Israël ou en Côte d’Ivoire). Il est dirigé par le Dr Sylvie Coulibaly et a pour objectif de partager son savoir faire partout où le besoin se fait sentir, avec la participation effective de la communauté concernée, animation des séances de formation… il a à son actif plusieurs réalisations dont la construction de fumoirs de poissons au profit de groupements de femmes.
(sources : Ambassade d'Israël et fjn123 – fraternité judéo noire)



par FRANCE ISRAEL AMITIES ECHANGES publié dans : Solidarité communauté : les chtis
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Mardi 8 juillet 2008

Dernière minute !  Ce film vient de se voir attribuer le grand prix du long métrage au 25ème Festival du Cinéma de Jerusalem qui s'achève aujourd'hui. 
ET DE QUATRE ! Depuis à peine plus d'un mois c'est le quatrème film israélien (!) qui est proposé dans les salles françaises et notamment de la région.

Ce film, réalisé par  Ronit et Shlomi Elkabetz a été présenté au festival de Cannes 2008 (Semaine de la critique). Parmi les interprètes on retrouve Yael Abecassis, Hanna Lazlo et Simon Abkarian, déjà bien connus des cinéphiles français. 

L'histoire : Israël, 1991. Toute la famille Ohaion pleure la disparition de l'un des siens. Fidèles à la tradition, les proches sont censés se réunir dans la maison du défunt et s'y recueillir pendant sept jours. Alors que chacun semble se plier à la coutume, la cohabitation devient de plus en plus pesante. Contraints de se supporter jour et nuit, frères et soeurs ne tardent pas à laisser l'amertume et les disputes prendre le pas sur le recueillement. L'atmosphère devient bientôt irrespirable et les vérités enfouies depuis longtemps remontent enfin à la surface...

Où le voir :
Le Métropole - rue des Ponts de Comines à Lille
Ciné Saint Leu - rue Vanmarcke à Amiens
Et dans quelques jours : Cinémovida - Grand Place à Arras.

par FRANCE ISRAEL AMITIES ECHANGES publié dans : lire-écouter-voir communauté : les chtis
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